Un don de 1,72 milliard de dirhams au Maroc

Un don de 1,72 milliard de dirhams au Maroc

42% de l’énergie consommée par le Maroc devraient être de l’énergie renouvelable à l’horizon 2020. Le Royaume vient de se rapprocher un peu plus de cet objectif grâce à un programme d’appui de l’Union européenne aux projets Noor II et le Programme éolien intégré. «Le Maroc est un pays riche en potentiel en matière d’énergie renouvelable. Ces objectifs sont très ambitieux et l’Union européenne est décidée à le soutenir dans ce sens», a déclaré, vendredi Johannes Hahn, commissaire en charge de la politique européenne de voisinage, à l’occasion de la signature des conventions de dons.

Lors de sa première visite en dehors de l’Union européenne (UE), Johannes Hahn a procédé à la signature, avec le ministre de l’économie et des finances, Mohamed Boussaid, de trois conventions relatives aux secteurs de l’énergie renouvelable et de l’éducation, et à l’augmentation du budget alloué au programme Hakama soutenant la gouvernance publique. Au total, il s’agit d’un montant de 155,9 millions d’euros, soit environ 1,72 milliard de dirhams.

Coup de pouce de l’UE aux programmes d’énergie renouvelable

«Le complexe Noor I avance très bien, et il faut dire que l’intervention de l’UE était un réel levier pour le projet», a affirmé Mustapha Bakkoury, président du directoire de l’Agence marocaine pour l’énergie solaire (MASEN), également présent lors de la cérémonie de signature. L’UE avait, en effet, participé à hauteur de 330 millions de dirhams à la construction de la première phase du complexe thermo-solaire de Ouarzazate. La deuxième phase du projet, Noor II, qui devrait avoir une capacité de 200MW, sera, quant à elle, dotée d’une enveloppe de 440 millions de dirhams. L’UE prévoit également de participer au financement du projet Noor III, lui réservant un don de 550 millions de dirhams. L’apport de l’UE au programme solaire marocain devrait ainsi dépasser 1,3 milliard de dirhams à l’horizon 2020.

De son côté, le Programme éolien intégré bénéficiera d’un soutien à hauteur de 165 millions de dirhams. Ce financement contribuera à la construction des trois parcs éoliens de Tanger II, Midelt et Jbel Lahdid pour une puissance totale de 450MW.

«L’investissement dans l’énergie renouvelable permettra d’atténuer l’impact de l’énergie sur la balance des paiements», a indiqué le ministre de l’économie et des finances, appuyé par Mustapha Bakkoury qui a estimé que «ces projets devront nous garantir une compétitivité avec l’énergie fossile quel que soit le prix du pétrole et du charbon».  

Un milliard de dirhams pour la réforme de l’éducation

La réforme du système éducatif marocain pourra compter sur le soutien financier de l’UE. Un don d’un milliard de dirhams couvrira la période 2014-2018, portant ainsi à trois milliards de dirhams la somme attribuée par l’UE à l’éducation et l’alphabétisation au Maroc depuis 1998.
Ce financement devra être essentiellement orienté vers l’amélioration de la qualité de l’enseignement, l’accès équitable à l’éducation, notamment pour les filles en milieu rural, les enfants à besoins spécifiques ou issus de l’immigration, et la décentralisation effective du secteur.
Outre le financement direct de la réforme du système éducatif, l’UE propose également un accompagnement technique auquel sera allouée une enveloppe de près de 50 millions de dirhams. Il consistera essentiellement en des formations et des études concernant l’enseignement au Maroc.

Pilier de la coopération Maroc-UE en matière de gouvernance publique, le programme Hakama a vu son budget augmenter de plus de 99 millions de dirhams, le portant ainsi à 925 millions de dirhams.

«La gouvernance est très avancée au Maroc par rapport à la région mais il y a toujours la possibilité d’évoluer», a indiqué Johannes Hahn. Le programme Hakama, lancé en décembre 2013 et dont la mise en œuvre devrait s’achever fin 2017, s’articule autour de trois axes.

D’abord l’amélioration de la gestion publique, en particulier financière, à travers la mise en œuvre de la nouvelle loi organique relative à la loi de Finances. Ensuite, l’appui à la réforme fiscale pour un système fiscal plus équitable. Enfin, la promotion d’un service public de qualité et la favorisation du contrôle citoyen.

Le programme Hakama prévoit également trois jumelages institutionnels d’une durée de deux ans entre la Cour des comptes, la Direction générale des impôts, la Trésorerie générale du Royaume et des administrations européennes homologues.

Par ailleurs, l’UE a dévoilé deux nouveaux programmes d’appui pour l’année 2015 aux secteurs de la santé et de la justice.

Les équipes de la délégation de l’Union européenne et les départements concernés au Maroc sont en train de finaliser ces deux nouveaux programmes d’une enveloppe  de plus d’un milliard 760 millions de dirhams. La réforme du système judiciaire se verra ainsi allouer une enveloppe de plus de 770 millions de dirhams, tandis que plus de 990 millions de dirhams seront destinés au secteur de la santé.  

Johannes Hahn s’est dit, globalement, optimiste quant aux réformes entreprises par le Maroc, notamment sur le plan social. «Lorsque nous parlons de voisins, nous parlons de partenaires, et dans le cas du Maroc, d’amis», a assuré le tout nouveau commissaire européen chargé de la politique européenne de voisinage.

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