Un énième plan pour sauver la pêche

Un énième plan pour sauver la pêche

La radioscopie du secteur des pêches maritimes ainsi que l’utilisation des  outils d’une stratégie de développement durable font partie des grands thèmes de conférence lors des journées d’étude prévues en marge du Salon Fish Morocco, prévu du 14 au 16 avril 2005 à Agadir. Pour annoncer la couleur, la Chambre des pêches maritimes de l’Atlantique Centre d’Agadir, initiatrice  de l’événement, a déjà pris rendez-vous avec la presse, pour le 1er avril, à Casablanca.
Les partenaires que sont l’Office national de pêche et la Fédération nationale des industries de transformation et de valorisation des produits de la pêche feront partie des intervenants. L’occasion certainement pour cette dernière de revenir sur le débat de la sardine et l’opportunité de limiter l’exploitation de cette ressource sur la zone située entre Boujdour et Lagouira. En revanche, pour l’ONP, engagés dans différents projets, dont les villages de pêche et l’établissement d’une zone franche à Dakhla, la priorité reste liée à l’exécution du plan quinquennal lancé en 2005. Doté d’une enveloppe de 750 millions de dirhams, ce vaste programme doit faire face aux difficultés qui s’abattent sur le secteur. Car aujourd’hui, cinq ans après le départ de la flotte de l’Union européenne et après plusieurs arrêts biologiques, la crise est loin de s’estomper.
Plus que la chute des captures, la diminution des volumes d’investissements, notamment dans la formation, constitue aussi un motif d’inquiètudes. Le veillissement des bateaux de pêche, loin des normes de l’Union européenne, en est une résultante. Pour faire face à la situation, le plan quinquennal prévoit une moyenne d’investissements de 120 à 140 millions de dirhams par an, selon une source de la direction de l’ONP. La valorisaion des produits halieutiques et l’amélioration de la rentabilité du secteur en entier sont les buts recherchés. Autre projet important pour l’Office, la réalisation des villages de pêche, chantier social et indispensable pour lever la pression sur le poulpe. Ce programme structurant vise à briser la saisonnalité de la pêche poulpière, laquelle voit sur deux mois, quelque 30.000 pêcheurs, saisonniers, venir ramasser les poulpes.  Les six villages de pêche, une fois constitués, stabiliseront ces flux destructeurs d’une part, tout en permettant aux pêcheurs d’écouler leurs prises à travers des circuits organisés.

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