Un fonds de 6 millions d’euros pour l’arganier marocain

Un fonds de 6 millions d’euros pour l’arganier marocain

L’Argan ne cesse de susciter l’intérêt d’importantes instances financières. Le conseil de la Banque africaine de développement (BAD) a agréé, récemment, à l’Argan infrastructure Fund (ARIF) un investissement de 15 millions d’euros dont 40% de ce budget consacré au Maroc. Soit 6 millions d’euros pour promouvoir la culture de l’arganier sur le plan national. L’Argan Infrastructure Fund a été lancé à l’initiative d’«Infra Invest», filiale d’«Argan Invest», plate-forme de gestion de fonds d’investissement du Groupe marocain «FinanceCom». Les 60% restants de ces 15 millions d’euros seront répartis équitablement entre les autres pays de l’Afrique du Nord ainsi que la région subsaharienne, particulièrement l’Afrique de l’Ouest. Selon les responsables, «il s’agit du premier investissement en fonds propre de la Banque africaine de développement auprès d’une équipe marocaine de gestion de fonds d’investissements». De ce fait, la participation de la Banque africaine de développement, en collaboration avec d’autres institutions internationales de développement permettra d’attirer davantage d’investisseurs privés. A cette occasion, Wadii Rais, chargé du projet à la BAD, a mis en exergue lors du conseil d’administration le rôle prépondérant que jouent les investissements de l’ARIF sur le plan économique. M. Rais a souligné que ces investissements «faciliteront la croissance et l’expansion des projets «Greenfield» et «Brownfield» ainsi que le développement des entreprises du secteur privé, créant ainsi un cercle de développement vertueux à travers la création d’emplois, l’augmentation des revenus fiscaux et la contribution significative au développement durable». Pour sa part, Amani Abou-Zeid, représentante résidante de la Banque africaine de développement au Maroc, a affirmé que «l’infrastructure figure parmi les priorités de la BAD». Selon Mme Abou-Zeid, ce volet est au cœur de la stratégie de développement déterminée par cette institution financière africaine au profit du secteur privé. Soulignant ainsi «la nécessité d’apporter des fonds propres afin de permettre de lever les ressources nécessaires au développement des projets».

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