Un fonds dédié à l’innovation

La synchronisation entre la date de lancement du fonds d’investissement Sindibad et celle de la tenue du séminaire sur l’investissement et le développement durable n’est pas fortuite. Puisque ses deux fondateurs, en l’occurrence la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) et son partenaire la Caisse de Dépôt et de Consignation (CDC), à travers sa filiale CDC PME, ont voulu transmettre un message clair quant à l’identité et les objectifs assignés à Sindibad, celui d’un fonds qui vise à s’inscrire dans la pérennité, notion qui rejoint indiscutablement celle de durabilité.
La cible du nouveauné de la convention de coopération entre les caisses marocaine et française correspond particulièrement à celle d’entreprises dites innovantes et performantes, spécialisées dans les domaines de la technologie ou encore de l’industrie. Le qualificatif « innovant » caractérise, selon la propre définition des deux acteurs, toute entreprise ou projet d’entreprise reposant sur le développement de service, procédé technologique ou industriel novateur dont la viabilité repose sur un savoir-faire original et/ou des titres de propriété intellectuelle.
Faisant ainsi des domaines des sciences de l’ingénieur, des sciences de la vie, des NTIC et de tous produits et services innovants son champ d’intervention, le fonds en question a accueilli la souscription, outre de nombreux investisseurs marocains, de la Banque Européenne d’Investissement.
Visant une capitalisation supérieure à 50MDH, le fonds envisage d’investir environ 1,5MDH en moyenne par participation. Fixant le plafond de son engagement à 8 % du montant des fonds levés, Sindibad active son investissement initial dès le premier tour de table financier. «Il pourra si nécessaire accroître sa participation et accompagner les tours de table suivants des entreprises de son portefeuille», assure-t-on.
Les partenaires marocains comptent beaucoup sur l’expérience qu’a la CDC dans le domaine de financement de petites entreprises. Sa mission repose sur le principe de complémentarité et non sur la concurrence avec les institutions bancaires. Son travail consiste en effet, comme l’a précisé une responsable au sein de la direction des petites entreprises de l’économie sociale de la CDC, à faire venir les banques envers les demandeurs de crédit. Son approche s’articule autour de trois principaux éléments: garantir les crédits, apporter, à travers un réseau d’associations de micro-crédits des quasi-fonds propres et pré-financer les subventions.
L’accompagnement est la règle à laquelle elle tient dans le cadre de l’ensemble de ses opérations. A titre indicatif, le coût d’accompagnement d’une entreprise en France, tel qu’estimé par la CDC, est de 3500 euros. Ce montant jugé important pose le problème du financement des associations d’accompagnement au centre du débat. La CDC travaille actuellement sur la formule à adopter pour le montage de mécanismes appropriés. De par son partenariat avec la CDG, la caisse française envisage de mettre en place des cycles de formations sur les systèmes d’accompagnement à la création d’entreprises au service des opérateurs marocains.

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