Un Fonds onusien accorde près de 3,6 MDH au Maroc

Un Fonds onusien accorde près de 3,6 MDH au Maroc

C’est demain, mercredi 11 juin, au siège du département des Pêches maritimes, à Rabat, qu’un nouveau programme de relance de la pêche artisanale sera annoncé. Il s’agit d’un projet pilote d’assistance technique pour la mise à niveau de la pêche artisanale et son ouverture sur le commerce international, initié par le Fonds commun pour les produits de base (CFC).
Créé en 1989, le CFC dépend de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED). Ce fonds onusien consacre ainsi une enveloppe de 1.483.158 de dollars américains aux coopératives de pêcheurs et aux entreprises de transformation des produits de la pêche aussi bien au Maroc, au Djibouti qu’ au Yémen. D’une durée de quatre ans, cette assistance technique devrait profiter aux coopératives de pêcheurs dans trois villes marocaines. «Ce fonds réservera le tiers de cette enveloppe à trois coopératives marocaines, à Safi, Sidi Ifni et Marja Zerga. C’est un projet pilote qui sera amené à se développer», souligne Abdellatif Belkouch, directeur du centre d’information et de conseil pour la commercialisation des produits de la pêche dans la région arabe Infosamak. Ce centre fait partie du réseau mondial Fish Info mis en place par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Ainsi, c’est près d’une enveloppe de 494.386 dollars américains, soit environ 3,6 millions de dirhams, qui sera réservée à ces trois coopératives marocaines.
Le protocole d’accord sera signé demain par le ministère de l’Agriculture et des Pêches maritimes, le directeur général du Fonds commun pour les produits de base (CFC), Ali Mchumo, du directeur du produit et de l’industrie de la pêche de la FAO, Valdemerson Grimur, du représentant de la FAO à Rabat, Habib Halila.
«Le projet en question essaye de réponde aux attentes et aspirations des opérateurs et principaux intervenants au niveau du secteur et s’inspire des orientations politiques et plans de développement de la pêche tracés par le gouvernement», selon un communiqué d’Infosamak.
La pêche artisanale fait travailler un nombre important de personnes et se trouve à la croisée des chemins. Selon les responsables de ce centre, ce secteur nécessite une restructuration profonde et un reprofilage dans les orientations stratégiques. «D’où ce besoin urgent d’assistance technique en matière de technologie, de qualité, de management et de marketing en vue d’améliorer sa productivité et accroître ses  revenus», ajoutent-ils.

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