Un fort potentiel à valoriser

Un fort potentiel à valoriser

Il est certain que le Maroc et la région Souss Massa Drâa (SMD) en particulier disposent d’atouts halieutiques très importants. La double façade atlantique et méditerranéenne fait du pays l’une des zones économiques les plus poissonneuses. Mais pour faire face à la concurrence, le secteur d’industrie de transformation des produits de la mer a fortement besoin d’une gestion rigoureuse du potentiel halieutique ainsi que d’une valorisation adaptée des espèces capturées. C’est ce qu’a révélé une étude publiée par ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l’économie.
L’étude qui a porté sur les produits de la mer de la région de Souss Darâa, présente la situation des industries de transformation et de valorisation des produits de la mer de la région, les marchés accessibles pour les différents produits, la concurrence existante ou potentielle, les forces les faiblesses, ainsi que les opportunités et les menaces possibles.
L’étude note que l’existence d’une matière première à forte demande constitue le principal point fort du secteur (céphalopodes, espèces pélagiques, poissons nobles, etc.). Autre point fort, il s’agit de la main-d’œuvre qui, selon le rapport, est abondante. Ayant une grande expérience en matière de transformation des produits halieutiques, la main-d’œuvre marocaine est bon marché, ajoute le rapport.
Invoquant les facteurs négatifs, l’étude a insisté sur la situation délicate des stocks de céphalopodes et la façon inadéquate dont sont gérés les stocks de sardines. L’intégration interprofessionnelle est, de sa part, très faible même quasinulle, souligne l’étude.S’agissant de son image de marque, l’industrie de la pêche souffre aussi du manque de notoriété. En effet, les marques marocaines sont peu reconnues. Le rapport n’a pas manqué de souligner la situation très délicate que certains sous-secteurs de l’industrie de transformation des produits de la pêche connaissent.
Par ailleurs, selon l’étude, ce secteur a connu de majeurs changements provoqués par de profondes mutations. Selon le rapport, ces changements vont marquer l’avenir de l’industrie de transformation des produits de la pêche dans la région SMD et les relations commerciales entre cette dernière et l’Union européenne.
Il s’agit d’abord de la non-reconduction de l’accord de pêche entre le Maroc et l’union européenne (UE). Il a aussi évoqué l’épuisement progressif des pêcheries mondiales et la disparition quasi totale de certaines espèces dans les eaux de l’UE, ainsi que la signature d’un accord préférentiel entre l’UE et le Maroc. Sans oublier, bien sûr, l’adhésion à l’UE de pays de l’Est comme la Pologne dont l’industrie halieutique est très puissante. Ce qui risque d’accroître la concurrence à laquelle est actuellement confrontée l’industrie de transformation de la région SMD.
Enfin, l’étude conclue que les mesures à prendre au niveau de l’autorité régionale et des entreprises concernées ne pourront permettre d’atteindre les objectifs espérés qu’à une condition.
En effet, il faut que la politique nationale assure l’amélioration de la gestion des ressources halieutiques nécessaires à l’industrie pour une reconstitution des stocks de céphalopodes et pour une stabilisation des stocks de petits pélagiques. Il est également nécessaire qu’elle assure l’implication des industriels dans cette amélioration au niveau de la définition des mesures à prendre (repos biologique, quotas par bateau, quotas par type d’industrie, etc.) et au niveau de son exploitation, par l’attribution de licences dans le cadre de nouveaux modes d’intégration verticale.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *