Un ménage conflictuel

Un ménage conflictuel

Le torchon, aux dires de certains opérateurs touristiques, brûle entre la Société Maroc Emirates arabes unis de développement (SOMED), actionnaire de référence des hôtels Almohades et le gestionnaire Ramada. Selon eux, le paiement des rémunérations dues a été bloqué, partant du principe que les objectifs sont loin d’êtres atteints. « La situation est loin d’être compromis. Bien au contraire, nous sommes en pourparlers avec notre partenaire pour résoudre, de manière amicale, nos différents », tient à préciser Abdelatif Seddiki, directeur des activités touristiques de la Somed. Ainsi, et de manière claire, un démenti est porté aux allégations de procès devant les tribunaux. « Il n’y a pas eu de blocage de décaissement, mais les objectifs sur Agadir n’ont pas été atteints. C’est pourquoi un différent sur le revenu minimum pour le propriétaire a fait surface. Des concessions, de part et d’autre, nous permettront assurément de trouver un terrain d’entente », précise Abdelatif Seddiki.
Toutefois, il est utile de rappeler que le gestionnaire Ramada est à sa première année d’exploitation, plus exactement, depuis le 1er janvier 2004. Tenant compte de la morosité de conjoncture, essentiellement pour la destination Agadir, les objectifs fixés n’ont pas pu être atteints. Les taux d’occupation ont été très faibles. En vertu du contrat passé avec la Somed, Ramada a pris en charge la gestion des trois unités Almohades à partir du 1er janvier 2004 à minuit. Les hôtels sont depuis commercialisés sous cette enseigne. Avec une petite distinction toutefois: ce sera Ramada pour les Almohades Casablanca et Ramada Resort pour Agadir et Tanger.
Cette distinction vient de la nature juridique des sociétés-mères des hôtels. Ceux de Tanger et Agadir sont la propriété de la Société financière Palace marocaine (SFAPM), alors que celui de Casablanca appartient à la Société hôtelière Atlantique (SHA).
Les établissements de la SFAPM n’étaient pas au niveau des standards de Ramada. Des investissements de rénovation et de mise en place d’un dispositif de sécurité étaient nécessaires. Des portes coupe-feu pouvant résister 60 minutes devaient également être installées à des endroits bien précis, tout comme un système de lutte contre les incendies.
Chaque hôtel a un profil de clientèle bien déterminé. A Casablanca, c’est surtout le tourisme d’affaires, à Agadir un tourisme de vacances plus porté sur les tour-opérateurs et à Tanger un mixte qui tourne autour du tourisme et des affaires, d’autant plus qu’il y a actuellement le grand projet de Tanger-Med, qui va drainer un flux d’hommes d’affaires dans la région.
Ramada renferme quatre catégories d’hôtels: le Ramada Plazza (5 étoiles), le Ramada (4 étoiles) destiné aux hommes d’affaires, le Ramada Resort (4 étoiles) pour le tourisme et la chaîne Encore (3 étoiles). Ramada a donné la “master franchise” à la société “Global V Hospitality Inc” pour l’Afrique et le Moyen-Orient.
Le président de cette entité, dont le siège est à Toronto (Canada), est James Awad. Pour la facilité de gestion de ces deux “territoires”, James Awad a un bureau en Egypte, un à Beyrouth et un autre devait être ouvert à Casablanca. Henry H. Danan est le partenaire associé de Global V Hospitality Inc pour le territoire marocain.

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