Un nouveau cadre pour le partenariat

Il n’y a pas de doute. Le Royaume figure en tête de liste des partenaires économiques privilégiés de l’Italie. Du moins, si l’on en juge par l’évolution enregistrée dans les échanges commerciaux entre les deux pays. La coopération économique s’intensifie d’année en année. Pour l’Italie, le Maroc constitue un marché prioritaire par rapports aux autres pays du Sud de la Méditerranée.
A fin octobre 2001, les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Italie ont atteint 8,4 milliards de DH contre 9,7 milliards de DH par rapport à la même période de l’année précédente, soit un recul de 13,3%. Selon les statistiques du ministère du Commerce et de l’Industrie, l’Italie occupe la 7ème position (7,4% des importations marocaines).
Elle est également le quatrième client du Maroc (7,6% des exportations). Pour les dix derniers mois de l’année 2001, le volume des importations marocaines s’est établie à 4,9 milliards de DH, alors que nos exportations se sont élevées à 3,6 milliards de DH.
Reste toutefois à souligner que les investissements italiens au Maroc, en croissance depuis 1997, restent faibles par rapports à ceux engagés par la France ou l’Espagne. En 2000, 212,3 millions de DH ont été investis par l’Italie dans le Royaume. Des investissements jugés en deçà du potentiel que représente le marché marocain. Si ces chiffres attestent de l’évolution constante de la coopération économique entre le Maroc et l’Italie, les responsables des deux pays réfléchissent aujourd’hui au cadre le plus idoine pour promouvoir leur partenariat. Les visites des deux côtés se multiplient pour multiplier les opportunités d’affaires.
La dernière en date est celle d’Adolofo Urso, ministre italien délégué pour le Commerce extérieur, intervenue en Février 2002. Il était accompagné de 80 opérateurs économiques italiens. Évidemment, l’objectif de cette visite a été de renforcer le partenariat économique entre les deux pays. La consolidation des échanges passe aussi par la mise en place de nouveaux mécanismes. A cet effet, un plan d’action 2002/2004 a été conclu à Rome en décembre 2001. Ce programme concerne plusieurs domaines. Il s’agit notamment de l’infrastructure autoroutière (rocade méditerranéenne, autoroute Rabat-Larache…), les barrages (Al Wahda, Sidi Driss…), l’électrification des zones rurales et la distribution de l’eau potable. Ledit programme concerne également des zones géographiques telles que, la région du Nord et d’autres régions du Centre.
Le choix de ces zones n’est pas fortuit dans la mesure où la majeure partie des ressortissants marocains en Italie est originaire de ces régions. En février 2002, le premier groupe de travail prévu le plan en question s’est réuni à Rabat pour déterminer les opérations à mener dans l’avenir.La conversion de la dette marocaine envers l’Italie est venue aussi pour renforcer la dynamique du partenariat économique entre les deux pays. Rappelons que lors de la visite du Souverain en Italie en avril 200, un accord a été signé pour la conversion de 100 millions de Dollars en investissements publics dont la première partie de 50 millions de Dollars a été réalisée, indique-t-on auprès du département du Commerce.
Au menu également, la conversion d’une autre tranche est envisageable. Au cas de sa concrétisation, elle sera mise à la disposition des industries italiennes dont le projet est de délocaliser leurs activités au Maroc ou d’investir dans de nouveaux projets en partenariat avec les opérateurs nationaux.

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