Un Nouvel axe de coopération

Intervenant dans le cadre de la visite de quatre jours au Maroc d’une délégation de Belgique, conduite par Phillipe Courard, ministre régional wallon de la formation et de l’emploi, la convention-cadre signée entre l’OFPPT et l’Office Wallon de la formation professionnelle et de l’Emploi, intervient au bon moment dans l’objectif national de la formation de 400 000 jeunes d’ici l’horizon 2007. Le démarrage de ce chantier est perceptible sur le terrain, puisque sur la rentrée scolaire 2003-2004, les effectifs enregistrés dans les instituts et centres de l’OFPPT sont en augmentation de 50%, passant de 30 000 à 60 000. Les établissements de formation ont parallèlement vu le nombre de stagiaires passer de 57 000 à 92 000 en l’espace d’une année.
D’où l’intérêt de ce partenariat, qui, selon les propres termes de M. Courard, n’est pas à prendre comme un « saupoudrage homéopathique », mais comme un véritable outil de coopération. L’OFPPT est en effet, en pleine phase de refonte de son système d’ingénierie de formation pour la « professionnalisation de ses acteurs ». Une mutation suivie de près par les partenaires nationaux et étrangers et particulièrement au niveau de l’organisation mise en place par la coopération maroco-belge, depuis près de dix, ans pour le suivi et l’évaluation.
Pour sa part, le secrétaire d’Etat chargé de la Formation professionnelle, Saïd Oulbacha, signataire de la convention avec son homologue belge, qui a accompagné la délégation belge tout au long de sa visite du Maroc, a rappelé l’importance de ces liens de coopération.
Deuxième partenaire en termes de volumes après la France, la région de Wallonie a toujours été présente dans l’appui de la politique de l’OFPPT à travers une assistance technique qui revient en force depuis ces deux dernières années. D’après des sources marocaines, les sociétés de la région wallonne ont eu plusieurs marchés avec l’Office, notamment dans les domaines de l’assistance technique et l’équipement des sections du secteur de la métallerie soudure et la réparation des engins à moteur et du BTP. Montant global estimé à ce jour, 4 millions d’euros.
Les axes du nouveau partenariat porteront sur l’échange d’ingénierie dans le domaine pédagogique, l’organisation des formations et centres de formation et, entre autres, le développement de la formation continue. Sur la période 2003-2005, d’autres projets de coopération entre l’OFPPT et le Forem sont aussi prévus, en particulier sur le tourisme et l’assistance des formateurs des pénitenciers pour favoriser, M. Courard y a particulièrement insisté, «la réinsertion des détenus».
Les contenus de cette convention signée mardi dernier ont été évoqués, rappelons-le, au mois d’avril 2003 lors de la visite en Belgique du directeur général de l’OFPPT, Larbi Bencheikh. «Nous sollicitons l’appui de la Wallonie, dira-t-il, dans les domaines où nous ne disposons pas de compétences au Maroc». À noter que le secrétaire d’Etat à la Formation professionnelle devra se rendre prochainement en Belgique pour approfondir une série de pistes autour de la convention-cadre.
La coopération en matière de formation est prioritaire pour le Maroc dont l’économie doit faire face aux impératifs de la mondialisation. Le directeur de l’OFPPT l’a rappelé, «les pouvoirs publics marocains ont adopté une stratégie globale et intégrée visant l’amélioration de l’environnement socio-économique, tout en considérant le secteur privé comme principal vecteur de développement ».
Pour rappel, la date de signature de cette convention, soit le 17 février 2004, coïncide avec le 40e anniversaire de la convention Maroc-Belgique sur l’immigration.

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