Un observatoire pour l’énergie

Un observatoire pour l’énergie

Objectif atteint pour la Fédération de l’Energie et surtout, mission accomplie pour son Président Moulay Abdellah Alaoui. Le principal objectif fixé par la Fédération était la création d’un Observatoire de l’Energie. C’est désormais chose faite avec la signature le 25 juillet du protocole de coopération entre les ministères de l’Energie et des Mines Marocain et celui de l’Industrie Français d’une part et la Fédération de l’Energie d’autre part. Le Centre d’Etude et de Prospectives Energétiques (CEPE) est l’appellation retenue pour la structure qui fera office d’une «Académie de l’énergie». Après plus de deux années de travail, cette entité est appelée à accompagner les efforts du ministère de l’Energie dans la veille économique et stratégique sur l’énergie avec une démarche anticipative. «Le Centre sera un instrument de réflexion et un vivier orienté vers la fixation d’une architecture future en matière de consommation énergétique, le conditionnement de la nature et du type de voyage et globalement, offrir plus de visibilité et de lisibilité aux questionnements à venir», déclare Moulay Abdellah Alaoui, Président de la Fédération de l’Energie. Concrètement, un centre de l’énergie contribuerait à répondre à une forte attente et à asseoir une véritable vision cohérente de l’énergie au Maroc tant pour les acteurs locaux qu’internationaux. Il pourrait également proposer des études plus ponctuelles alimentant le système d’information pour permettre, à moyen terme, un meilleur ciblage. Le travail de Centre s’articule autour de trois grandes missions. En tête, les missions d’étude, d’analyse économique et statistique. Ensuite, la mission d’enquête. Enfin, des missions de prospectives. Grâce à ce centre, un recueil des données statistiques sur les productions et les consommations nationales d’énergie et sur les parcs d’équipement correspondants sera entamé afin d’établir notamment les bilans énergétiques et de répondre aux demandes d’informations des organismes internationaux. Via l’Observatoire de l’énergie, le ministère Français entend accompagner le ministère de l’Energie Marocain dans ses efforts de création d’un organisme en charge de la veille économique et stratégique sur l’énergie. Les deux parties envisagent également de partager leurs expériences en matière d’analyse économique et stratégique sur les évolutions des situations énergétiques nationales et plus généralement sur le contexte énergétique mondial. Pour l’élaboration des fondements de ce centre, la Fédération de l’Energie a fait appel à un expert du CEREN (Centre d’Etudes et de Recherches Economiques sur l’Energie). À travers un travail de fond et de multiples entretiens, Jean Marie Coiffard (l’expert désigné), a établi un état des lieux préliminaires de l’information énergétique et une feuille de route. Ces missions préparatoires visent le déblaiement du terrain. L’état des lieux visait avant tout la fourniture à l’expert d’une idée sur l’ensemble des informations déjà disponibles ou mobilisables pour localiser des déficiences et ce, au niveau de toute la filière énergétique. Ainsi, lesdites filières ont été passées en revue tant sur le plan de l’approche du flux physique, produits, prix et réglementation. Tous les acteurs du secteur ont été listés. Le centre est également destiné à alimenter les débats importants et à jouer un rôle décisif dans l’élaboration de la politique énergétique. « Il est clair, tenant compte de ces missions, qu’un tel organisme ne peut se concevoir sans la participation public-privé », précise le Président de la Fédération. Ces missions de travail préliminaire avaient avant tout pour objectif d’établir les bases sur lesquelles il serait possible de bâtir le futur Centre en tenant compte des préoccupations de l’ensemble des intervenants. Elle a permis d’établir les missions du centre pour le moyen terme avec les orientations prioritaires (bilan de l’énergie et l’inventaire des prix exprimés en coûts par consommateurs) et optionnelles (parcs d’équipements et ou de capacité de production et ou de transformation ainsi que de consommations finales (mégawatts installés). La démarche retenue pour le recrutement des membres se veut participative. Plusieurs personnalités de différents horizons, nationaux et étrangers, seront cooptés. Le centre puisera ses moyens de ses membres producteurs et consommateurs de statistiques et études, de l’extérieur (le programme MEDA Notamment) ainsi que des subventions de l’Etat Marocain. «Il faut savoir pour prévoir et il faut prévoir pour pouvoir» conclut Moulay Abdellah Alaoui, l’un des architectes de cette réalisation.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *