Un partenariat d’envergure pour renforcer la protection de la faune sauvage au Maroc

Un partenariat d’envergure pour renforcer la protection de la faune sauvage au Maroc

Afin de préserver la faune sauvage marocaine du commerce illicite, le Haut- Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) s’allie au Fonds international pour la protection des ani-maux (Ifaw). Ce partenariat a pour but de renforcer la protection de la faune sau-vage et de ses habitats. Le Maroc, considéré comme une aire de répartition de plusieurs espèces remar-quables, intensifie donc ses efforts pour lutter contre la criminalité liée à la faune sauvage qui a souvent un impact dévastateur sur les ressources naturelles, le patrimoine culturel et même la sécurité de nombreux pays et régions du monde. Cet accord permettra aussi la mise en oeuvre de nou-velles initiatives visant à renforcer la lutte contre le braconnage, à démanteler les itinéraires utilisés par les trafiquants d’animaux sau-vages, mais aussi à faciliter le sauvetage et la réhabilita-tion des animaux sauvages confisqués.

Toutes ces opé-rations auront lieu notam-ment sous l’égide du projet Born to be wild, en cours de discussion entre les deux parties. Pour Abdeladim Lhafi, haut- commissaire, ce partena-riat revêt une importance significative. C’est ainsi qu’il souligne que cet «accord vise à soutenir la Stratégie nationale pour la protection de la nature et tout parti-culièrement des espèces de faune et de flore en voie de disparition. Cette stratégie a débuté dans les années 1990, notamment à travers la création de plu-sieurs réserves naturelles, la réhabilitation des espèces en voie de disparition, ainsi que le renforcement de la législation nationale». Elsayed Ahmed Mohamed, directeur régional d’IFAW- Mena, rejoint le point de vue d’Abdeladim Lhafi en annonçant son intention de «coordonner étroite-ment les efforts avec le Haut-Commissariat dans le but de perturber et de démanteler les itinéraires des trafiquants d’animaux sauvages.

Parmi nos prio-rités figurent l’amélioration de l’échange et du partage international d’informations relatives à la criminalité faunistique et aux confisca-tions d’animaux sauvages effectuées en Europe, ainsi que le renforcement de la capacité d’intervention des agents chargés de l’appli-cation des lois dans le domaine de la protection de la faune sauvage». Autre sujet important au coeur de cet important partenariat, celui de l’éducation et de la sensibilisation portant sur le bien-être et la conserva-tion des animaux. Ce sujet devrait permettre aux géné-rations futures d’intégrer le fait que chaque individu issu d’une espèce menacée compte pour sa population.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *