Un programme ONU Femmes-Coca-Cola Maroc bénéficie à 54 femmes agricultrices

Un programme ONU Femmes-Coca-Cola Maroc bénéficie à 54 femmes agricultrices

Appui à l’autonomisation économique des femmes en filières agro-écologiques

Le programme d’appui à l’autonomisation économique des femmes à travers la valorisation des filières agro-écologiques, présenté vendredi dernier à Rabat, par ONU Femmes et la Fondation Coca-Cola Maroc, est, le moins que l’on puisse dire, salutaire. Il l’est de par son impact sur les femmes ciblées et ses résultats. Il en ressort, comme l’a présenté Meriem Bolata, chargée du programme auprès de l’ONU Femmes, que «les femmes agricultrices participantes au programme ont développé leurs capacités pour la production des cultures et des produits agro-écologiques adaptés au changement climatique».

Il en résulte également que ces femmes développent et gèrent leurs propres petites entreprises et activités génératrices de revenus résilientes au changement climatique et partagent leurs savoir-faire.
Ce sont, en détail, 54 femmes relevant de 2 coopératives à Essaouira et Ouarzazate qui ont bénéficié de ce projet soutenu par la Fondation Coca–Cola et ayant démarré en 2017 pour s’étaler jusqu’à 2019. L’année 2018 étant consacrée à la finalisation de la stratégie de commercialisation et de marketing pour les deux coopératives cibles, l’élargissement de la zone d’intervention et de la cible touchée, voire la multiplication des actions d’aménagement. Cet événement a été l’occasion pour Leila Rhiwi, représentante de l’ONU Femmes Maghreb, de mettre l’accent sur l’emploi des femmes. «42% des femmes ne sont pas insérées dans le marché d’emploi», précise-t-elle. La représentante s’appuie également sur les chiffres du HCP pour rappeler que 6 femmes sur 10, au Maroc, n’ont pas accès à des sources de revenus et 9 femmes sur 10 n’ont aucun accès à aucune ressource formelle ou informelle.

A son tour, Abdou Kadiri, DG de Coca-Cola Export Corporation Maroc, abonde dans le même sens. «Les femmes ne possèdent que 10% des revenus», précise-t-il. L’intervenant estime également que le développement de son entreprise est lié au développement de la communauté en rappelant que la politique de sa structure est basée sur 3 piliers, notamment le bien-être et les femmes.
Egalement de la partie, Mbarka Bouaida, secrétaire d’Etat chargée de la pêche maritime, présente des chiffres. Elle précise que le taux d’activité des femmes s’est inscrit dans une tendance baissière en passant de 17,6% en 2004 à environ 14% en 2014. Elle saisit son passage pour mettre l’accent entre autres sur la faible scolarisation des filles au Maroc qu’elle qualifie de «dure réalité». Pour sa part, Nezha El Ouafi, secrétaire d’Etat chargée du développement durable, indique que les associations féminines font l’objet d’un intérêt particulier dans les activités du partenariat du secrétariat d’Etat avec le tissu associatif. «Le projet de la gestion intégrée des zones côtières dans l’Oriental mené en collaboration avec la Banque mondiale compte 575 bénéficiaires dont 135 femmes», enchaîne-t-elle.

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