Un rapport américain épingle le dumping agricole des Etats-Unis

Un tout nouveau rapport de l’Institut américain des politiques agricole et commerciale est intitulé « Les pratiques de dumping américaines sur les marchés internationaux : les règles commerciales aident-elles les agriculteurs ? ». Il établit que les Etats-Unis vendent le maïs, le soja, le coton, le blé et le riz à un niveau très inférieur à leur coût de production, jusqu’à 40% de moins. Du moins si l’on en juge par le quotidien économique français Les Echos dans sa livraison électronique datée d’hier.
Selon le journal, l’étude en question relève une violation pure et simple des règles du commerce international telles qu’elles ont été établies par l’OMC. Et d’ajouter que cette étude montre également comment le dumping commence déjà aux Etats-Unis grâce au système d’aides en vigueur, qui compensent ce qui ressemble à des ventes à perte. « Ces méthodes nuisent à l’ensemble des agriculteurs dans le monde, y compris les farmers américains, en pesant sur le prix mondial », relève les Echos en s’appuyant sur les conclusions des auteurs de l’enquête. « Il existe des règles internationales pour sanctionner ces pratiques. Il faut les mettre en oeuvre », est-il ajouté.
Les calculs ont été faits sur la base de données du département américain de l’agriculture (USDA)et de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), afin d’établir une comparaison entre le coût de production des produits et leur prix à l’exportation, poursuit le quotidien français qui estime que les résultats sont tout à fait choquants : le niveau de dumping atteint 40% sur le blé, 25 à 30% sur le maïs, un niveau en hausse constante depuis auatre ans sur le soja à presque 30%.
Dans le cas du coton, il est monté à 57% en 2001. Quant au riz, il semble stabilisé, selon toujours la publication aux alentours de 20%. « Les rapporteurs vont encore plus loin, dénonçant les effets pervers des pratiques américaines sur les pays en voie de développement, dont les agriculteurs sont conduits à la ruine et quittent le métier », écrit le journal. C’est ce qui se passe en Jamaïque, au Burkina Faso, aux Philippines, précise-t-il.

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