Un système arabe d’intégration économique

En vue de relever les défis de la mondialisation et de réduire le gap existant avec les économies des pays du Nord et des grands regroupements économiques, les Etats arabes n’ont d’autres choix que de multiplier leurs efforts. La zone de libre-échange constitue le noyau dur de ces initiatives mais également la locomotive qui fait avancer un ensemble de pays arabes liés par 135 conventions et protocoles signés par les Etats membres de la Ligue Arabe. Cette dernière figure d’ailleurs à la tête des institutions communes, référence du système de coopération économique. Elle a pour première résolution la création d’un marché arabe commun, qui remonte au début des années soixante. Cependant, les hésitations ayant caractérisé la mise en oeuvre de ce projet, conjuguée à l’accroissement des défis économiques, ont incité ces pays à élaborer une autre forme de coopération et d’intégration. Il s’agit du projet de la Zone de libre-échange, approuvée par le Sommet arabe de 1997 et entrée en vigueur l’année d’après. En 2007, l’étape finale du projet devrait s’achever par la réduction des taxes douanières de 10% annuellement. La convention portant sur la création de la ZALE prévoit la libéralisation des changes commerciaux entre les Etats arabes, pour les marchandises d’origine arabe. Quatre Etats arabes ont, à ce jour, adhéré à cette convention dont les échanges représentent 95% du total du commerce inter arabe. Le projet vise la création d’un marché arabe basé sur 300 millions de personnes. Dans la perspective de l’intégration au système de commerce mondial, auquel ont adhéré à ce jour onze Etats arabes, on a pu assister au cours de ces dernières années, à une dynamique visant à créer également des groupements économiques régionaux.

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