Un travail fait maison

Il peut être free lance comme il peut appartenir à une entreprise. Mais, dans un cas comme dans l’autre, il préfère travailler à partir de chez lui. C’est ce qu’on appelle un télétravailleur. Le gain de productivité est réel. Il peut aller jusqu’à 25%. Dans une entreprise comme la société de télécommunication Cisco, où plusieurs dizaines de personnes «télétravaillent» d’une façon ou d’une autre, la productivité à plein temps est supérieure de 20%. Et pour cause, le télétravail est moins souvent interrompu. Au bureau, un travailleur est dérangé plusieurs fois par jour par des appels téléphoniques, des e-mails, des collègues, etc. Nettement moins soumis à ces dérangements, le télétravailleur gagne entre une et deux heures par jour de travail effectif. Concentré, la qualité de son travail s’en ressent positivement.
Les nouvelles technologies aidant, le télétravail fait ravage actuellement. Même si le phénomène est moins ressenti au Maroc, il n’en est pas moins en pleine effervescence. L’on dispose à présent de la technologie permettant un télétravail efficace. Il y a quelques années à peine, les modems étaient encore lents et les connexions à large bande n’étaient guère répandues, ni dans les bureaux, ni chez les particuliers.
Parallèlement, les développements récents de l’économie et de la société ont favorisé l’avènement de nouvelles formes de travail. La productivité, la flexibilité et la mobilité sont plus importantes que jamais.
L’économie du savoir a donné au capital humain une place plus importante que celle octroyée aux machines et autres moyens de production. De leur côté, les travailleurs sont prêts à assurer une productivité plus élevée mais souhaitent également préserver leur qualité de vie par un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Le télétravail permet de concilier ces nouvelles exigences. Le gain de productivité n’est pas limité aux entreprises qui appliquent le télétravail.
La diminution du nombre de navetteurs automobiles induit une plus grande fluidité du trafic qui profite aussi aux véhicules utilitaires. Selon une étude britannique réalisée en 2001 pour le Royal Automobile Club, la promotion du télétravail devrait réduire la densité du trafic de 10 % d’ici 2005. Et d’autres applications des technologies de l’information et de la communication, telles que les vidéoconférences et le téléshopping, par exemple, pourraient également réduire le nombre de déplacements automobiles. Ce nouveau mode de travail connaît une popularité sans cesse grandissante. On compte actuellement plus d’un million de télétravailleurs canadiens.
Plus de 18 millions d’Américains et deux millions d’Européens effectuent du télétravail. Permettant d’économiser du temps, de l’espace et de l’argent et de réduire le stress, la pollution et le trafic, le télétravail constitue un outil si unique qu’il vaut la peine d’en apprendre plus.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *