Une «carte Ok» mais à quel prix !

Une «carte Ok» mais à quel prix !

Wafasalaf, filiale du groupe Wafabank, simplifie l’accès à la consommation grâce à des moyens de paiement modernes. Une conférence de presse, tenue le mardi 15 juillet, marquait le lancement officiel de la nouvelle carte Ok, «première carte associée à un crédit renouvelable (ndlr : crédit revolving) allant de 5000 à 50 000 DH», commente Amin Benjelloun Touimi, président du directoire de Wafasalaf, désormais leader sur le marché du crédit à la consommation. Cette carte permet d’effectuer des retraits auprès de l’ensemble des GAB Wafabank au Maroc. «Notre objectif est de donner plus de liberté au consommateur en termes de gestion de son crédit, mais aussi de récompenser sa fidélité », ajoute le DG de la société de crédit. Une prime de fidélité, égale à 1% des achats réglés avec la carte Ok durant l’année est accordée à son porteur. Cette carte s’adresse à l’ensemble des personnes actives qui souhaitent disposer d’un crédit disponible en permanence. Toutefois, ce nouveau produit, bien novateur, a déjà montré quelques failles. Présentant des avantages certains, ce concept a également des limites dont le consommateur, souvent mal informé, n’en tient pas compte. Trois mois après le lancement de la Carte Egg, le leader européen de la banque en ligne a publié les résultats d’une enquête menée en partenariat avec l’IFOP sur les Français et le crédit. Il en ressort qu’un Français sur deux vit à crédit, sans savoir combien ça lui coûte. Le crédit en général, et le revolving en particulier, fait actuellement l’objet de plus d’une critique en France. La qualité de sa réputation est inversement proportionnelle à son poids économique. Sans parler de mauvaise foi de la part des prestataires, le manque flagrant d’information dessert ce produit. La moitié des personnes possédant un crédit-revolving (51% exactement) ignore son taux ; et un tiers (34%) ignore aussi bien son taux que son encours ! Globalement, le coût total du crédit (coût des intérêts, des assurances facultatives…) dépend de l’importance de la réserve d’argent. Il varie selon le montant et la durée du découvert effectif du compte, d’où l’impossibilité de calculer le coût total du crédit au moment de la souscription (pas de tableau d’amortissement). En d’autres termes : on sait bien à quelle date on a contracté un crédit, mais on ne saura jamais à quelle date la période de remboursement prendra fin. Les mensualités se composent pour une partie des intérêts dus pour le mois précédent et, pour la partie complémentaire, du remboursement du capital emprunté. Les intérêts sont calculés chaque mois à date régulière pour le mois en cours. Les intérêts calculés s’ajoutent chaque mois au capital restant dû :ils sont capitalisés. Une fois capitalisés, ils deviennent des intérêts échus et doivent êtres payés dans la mensualité à suivre. L’autre piège du crédit revolving est que le montant de la mensualité est souvent fixé à un niveau trop bas pour amortir rapidement l’emprunt. Aussi, puisque la dette s’amortit moins vite, le total des intérêts à payer est beaucoup plus important. D’où l’intérêt de bien faire ses calculs avant d’opter pour cette formule. Faire appel à un crédit classique, a au moins l’avantage d’être fixe dans le temps. Autre aspect, il faut savoir que pour le retrait à crédit via une carte, la somme est « ponctionnée » (prélevée) sur la réserve et subit les mêmes conditions de remboursements et d’intérêts. Cette solution est à reconsidérer…Combien même la prime de fidélité des achats réglés avec la carte durant l’année peut présenter de l’intérêt.. Comme quoi, tout est relatif dans la vie!

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