Une cité mythique, le Caire

«Ce que l’on peut imaginer surpasse toujours ce que l’on voit car l’imagination brode, à l’exception du Caire qui l’emporte sur tout ce que l’on peut concevoir ». C’est en ces termes que le grand historien, Ibn Khaldoun, a évoqué le Caire, il y a de cela six siècles.
Cette ville dite en arabe Al Quahira – la victorieuse – a gardé indemne son charme singulier. Elle porte l’empreinte de toutes les civilisations qui s’y sont succédées. Le Caire est pharaonique, romain, byzantin, copte et musulman. Il offre aux visiteurs de saisissants raccourcis pour assister à un montage de toutes ces civilisations. Loin des clichés, Ramsès veille sur la cité. Il invite à faire un tour dans le Caire pharaonique.
Du côté des pyramides du Gizeh, évidemment, qui donnent un aperçu de la petite mesure de l’homme en face de constructions qui se jouent du temps. Le Musée du Caire, l’un des plus connus au monde, présente quant à lui une collection magnifique d’antiquités comprenant des momies, des sarcophages et les trésors de Toutankhamon. Le Caire est aussi copte, et l’Eglise A-M’allaqa, construite au 4ème siècle, est un vrai bijou d’architecture. Au demeurant, cette ville n’est pas seulement riche de ses monuments, mais de ses hommes aussi. Ses défauts ajoutent à son charme.
La cacophonie des klaxons, les embouteillages, la poussière, les bruits et les mouvements en font l’une des villes les plus vivantes de l’Afrique. Ce Caire, décrit par Naguib Mahfouz, celui des cafés, des marchés, des bazars et des ruelles étroites, laisse aux visiteurs des souvenirs inoubliables. Le marché Khan El Khallili est un must du Caire. Vieux de sept siècles, ce souk se constitue de petites échoppes où des artisans fabriquent des objets devant les promeneurs. Et puis, il y a l’hospitalité et l’humour des Cairotes qui sont indissociables du charme de la ville.
La vie au Caire se déroule la nuit. C’est le meilleur moment pour faire des achats, s’installer dans la terrasse d’un café en face du Nil ou visiter l’un des fameux cabarets où se produisent des stars de la chanson arabe. Le temps qu’il y fait au mois d’avril est généralement doux. Mais si le soleil tape trop fort, un détour par Sharm Cheikh, au bord de la Mer rouge, lavera le visiteur des bruits et de la poussière amassés dans la métropole. Les amoureux du Nil auront tout le loisir de se rafraîchir au bord de ce fleuve en fredonnant l’une les multiples chansons de Abdelwahab.

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