Une complémentarité économique interarabe, défi majeur du Sommet de Beyrouth

Le Sommet des chefs d’Etat arabes, prévu les 27 et 28 mars à Beyrouth, aura la délicate tâche de répondre à un défi : baliser le terrain pour l’émergence d’un espace économique arabe. Partant du constat fort éloquent du faible volume du commerce inter-arabe, qui ne dépasse guère les 8% de l’ensemble du volume des échanges extérieurs des pays arabes, et de la nécessité de créer des groupements économiquement viables, les pays arabes n’ont d’autre alternative, à l’heure de la globalisation et de la constitution de blocs sans barrières douanières, que d’établir un calendrier précis pour l’émergence d’un marché commun.
Si les chefs d’Etat avaient posé, l’année dernière à Amman, le germe de cette tendance en recommandant à la Ligue arabe d’organiser un forum économique aux fins de définir une stratégie économique arabe, le sommet de Beyrouth aura la lourde tâche de tracer les contours de cette stratégie qui devrait être conçue de façon à ce que les pays arabes fassent des pas concrets dans le sens du regroupement économique et rompre avec les déclarations d’intentions qui, jusqu’ici, sont restées lettres mortes. Dans cette optique où se profilent des défis pressants, le sommet de Beyrouth a été précédé, samedi, d’une réunion des experts des ministères arabes des Affaires étrangères et de l’Economie et des Finances. Tenue dans le cadre du conseil économique et social, cette dernière a examiné une conception sur la complémentarité économique arabe à soumettre au sommet.
C’est la première fois que les ministres de l’Economie et des Finances se réunissent à la veille d’un sommet arabe annuel ordinaire, et c’est également pour la première fois qu’ils se rencontrent avec leurs collègues des affaires étrangères. Cette instance économique et sociale a été créée en 2000 par le sommet arabe du Caire, mais elle n’avait pas tenu de réunion lors du sommet suivant, le premier à se tenir sur une base annuelle, à Amman, en 2001.
Les participants ont notamment discuté d’une accélération de la libéralisation des échanges entre les 22 membres de la ligue arabe, notamment dans les domaines du transport et des services, et débattu de la coopération dans le domaine de l’énergie et de la complémentarité économique.

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