Une conférence initiée par la CDG à Rabat: De l’épargne pour financer l’économie verte au Maroc

Une conférence initiée par la CDG à Rabat: De l’épargne pour financer l’économie verte au Maroc

Pour l’heure, la CDG a réussi à tisser des partenariats d’investissement mondial. L’objectif étant, d’après M. Zaghnoun, de capter et mobiliser une partie de l’épargne mondiale et l’orienter vers le financement d’initiatives vertes au Maroc.

Le développement durable fait plus que jamais partie du nouvel agenda stratégique du Groupe CDG. La démarche a été mise en avant, jeudi à Rabat, par Abdellatif Zaghnoun lors de la conférence consacrée par l’institut CDG au rôle de la finance dans le verdissement des actifs immobiliers. Pour contribuer à ce verdissement, la CDG a, selon son directeur général, dû «canaliser l’épargne» vers les produits les plus utilisés en la matière. Pour l’heure, cette Caisse a réussi à tisser des partenariats d’investissement mondial. L’objectif étant, d’après M. Zaghnoun, de capter et mobiliser une partie de l’épargne mondiale et l’orienter vers le financement d’initiatives vertes au Maroc. Par l’occasion, le DG ne manque pas de rappeler la stratégie climatique de la Caisse.

Stratégie climatique de la CDG

Elle se veut de promouvoir l’efficacité énergétique et de canaliser l’épargne en question.

«La CDG souhaite apporter sa contribution pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 12% à l’horizon 2020 et de 15% à l’horizon 2030», enchaîne le directeur. Parallèlement, il évoque la création d’une société de services énergétiques qui est destinée, comme son nom l’indique, à structurer un nouveau marché pour l’efficacité énergétique.

Une société ayant également pour objet de faire émerger un écosystème pour bénéficier de financement international que la CDG a déjà commencé à mobiliser sur accréditation dans les fonds destinés à l’économie verte. Pour l’heure, la CDG a, selon son numéro un, engagé une ligne de crédits de plus de 500 millions DH.

A son tour, le wali de Bank Al-Maghrib, qui estime que le verdissement de l’immobilier peut jouer un rôle non négligeable dans le changement climatique, abonde dans le sens des crédits verts.

«90 institutions financières de 37 pays, dont une banque marocaine fait partie, ont adhéré aux décisions d’octroi de ces crédits», précise Abdellatif Jouahri.

Par l’occasion, il rappelle l’intention de la banque centrale d’examiner le refinancement de projets verts. «C’est un chantier de très long terme», estime-t-il.

Le financement, cette bête noire

Les propos de Abdellatif Jouahri sont entérinés avec réflexion par Nizar Baraka en termes de financement. Aux yeux du président du Conseil économique, social et environnemental, l’une des difficultés consiste à l’orientation de l’essentiel des fonds à l’adaptation.

«15% des fonds sont dédiés à l’adaptation. L’Afrique n’arrive à en mobiliser que 4%», précise M. Baraka. Pour drainer les financements, notamment privés, une feuille de route est, selon lui, indispensable. L’objectif étant de travailler sur le rapprochement entre banques multinationales et régionales pour l’adaptation outre l’amélioration du financement public et d’autres acteurs.

Au Maroc, cette feuille de route est déclinée à travers l’élargissement de l’investissement dans l’économie verte.

Dans ce sens, le président évoque l’action de la CDG, entre autres, lors de la COP22 en faveur des projets verts au niveau de l’Afrique. «Nous sommes en train de travailler avec la Banque africaine de développement pour l’installation de mécanismes de garantie», précise-t-il. Ces mécanismes rentrent dans le cadre de la création de fonds verts et d’adaptation pour l’Afrique tout en révisant les modes pour y être accrédité.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *