Une croissance économique de 4,3% au premier trimestre

Une croissance économique de 4,3% au premier trimestre

La reprise de l’économie marocaine se confirme

L’activité agricole ayant connu l’année dernière un ralentissement notable affiche un dynamisme en ce début 2017. La valeur ajoutée agricole s’est hissée à 12% contre une baisse de 9%. Une reprise soutenue par une pluviométrie excédentaire et des températures conformes à la saison.

Nette amélioration de l’économie marocaine au premier trimestre 2017. La croissance aurait atteint une progression de 4,3% contre 1,7% enregistrée au titre de la même période de l’année précédente. Cette accélération résulte du bon rendement de l’ensemble des principaux secteurs de l’économie marocaine. C’est ce qui ressort en gros de la note de conjoncture du Haut-Commissariat au Plan. L’activité agricole ayant connu l’année dernière un ralentissement notable affiche un dynamisme en ce début 2017. La valeur ajoutée agricole s’est hissée à 12% contre une baisse de 9%. Une reprise soutenue par une pluviométrie excédentaire et des températures conformes à la saison. Les activités non agricoles ont pour leur part affiché une amélioration de 3,2%, tirée principalement par le secteur tertiaire. Zoom sur le rendement des principaux indicateurs économiques.

L’agriculture sur son sentier de croissance

Grâce aux conditions météorologiques favorables qu’a connues le Maroc, l’agriculture connaît un nouvel élan en ce début 2017. Le premier trimestre a connu une hausse des superficies semées des cultures précoces ainsi qu’un développement progressif du couvert végétal et des pâturages. Le Haut-Commissariat au Plan note dans ce sens une amélioration de 41% des semis des céréales d’automne et de 28% des légumineuses. «L’installation des semis des cultures printanières, notamment ceux du maïs, du tournesol et des maraîchères de saison, se serait également accélérée sur fond des précipitations favorablement réparties en fin d’hiver et début de printemps», peut-on lire dans la note de conjoncture du HCP. Pour les trois mois à venir, le département de Ahmed Lahlimi table sur une modération des prix agricoles et ce après la flambée ayant marqué les prix des volailles, des œufs, des agrumes et légumes frais.

Les perspectives agricoles portent également sur le renforcement de la production animale, particulièrement la production avicole, ainsi que le relèvement de la production des céréales, des légumineuses et des maraîchères de saison. À cet
effet, la valeur ajoutée agricole devrait atteindre les 14,8% portant ainsi sa contribution à la croissance économique globale à 1,7 point contre 1,5 point un trimestre auparavant.

Bon point pour le tertiaire

La dynamique affichée par les activités commerciales, le transport ainsi que le redressement des activités touristiques ont consolidé la contribution du tertiaire dans la création de la valeur économique. Les branches tertiaires ont vu leur valeur ajoutée passer de 1,2% à fin mars 2016 pour atteindre les 6,7% au premier trimestre de l’année 2017. Cette performance a été tirée notamment par le redressement des nuitées touristiques ayant atteint pour la même période une croissance de 9,1%. La note de conjoncture du HCP met également en relief l’amélioration de 2,9% de la valeur ajoutée du secteur secondaire aux trois premiers mois de l’année. Sur le plan industriel, l’activité manufacturière a affiché un ralentissement par rapport au rythme de croissance observé à fin 2016. Elle aurait atteint les 2,4% contre 2,8% au quatrième trimestre de l’année dernière. «Cette évolution aurait été le fait des performances relativement modestes des industries du textile et cuir et des autres industries. La branche agroalimentaire aurait enregistré une hausse de 3,4% consolidant ainsi sa reprise amorcée à fin 2016, mais sans pour autant atteindre les rythmes soutenus d’avant 2016», explique le HCP. Les activités de construction ont, quant à eux, poursuivi une évolution modérée au premier trimestre grimpant à peine de 0,8% contre 2,3% à la même période de l’année précédente. Le HCP souligne, par ailleurs, que la valeur ajoutée industrielle réaliserait une hausse de 3,6% au deuxième trimestre 2017. La valeur ajoutée du service atteindrait 2,8% alors que la valeur ajoutée hors agriculture devrait s’améliorer de 3,2% d’ici fin juin favorisant une hausse du PIB global de 4,6% contre 0,5% au premier et au deuxième trimestres de l’année précédente.

L’investissement en légère décélération

La croissance de l’investissement au premier trimestre 2017 n’a pas été au même niveau observé fin 2016. L’investissement aurait évolué de 3% à fin mars 2017 contre 3,3% un trimestre auparavant. «Ce ralentissement serait particulièrement attribuable au relâchement des investissements publics dû, entre autres, au retard observé dans l’exécution budgétaire du Trésor et aux faibles performances qui caractérisent le secteur de la construction», relève-t-on de la note du HCP. Par branche d’activité, les dépenses d’investissement du Trésor auraient fléchi de 10,7% à fin février 2017 au moment où l’investissement en produits industriels aurait continué de s’affermir, compte tenu d’une progression de 13,9% des importations de biens d’équipement et d’une amélioration de 6,6% du flux des crédits accordés à l’équipement. Le premier trimestre 2017 a été par ailleurs marqué par une amélioration de la consommation des ménages qui continue de soutenir la croissance économique et ce dans un contexte de hausse modérée des prix à la consommation et d’amélioration des revenus en milieu rural.

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