Une cure de jouvence

Les efforts menés par l’EACCE (Etablissement Automne de Contrôle et de Coordination des Exportations) depuis sa création, pour accompagner les exportateurs nationaux se sont soldés récemment par la refonte de son site Internet (www.eacce.org.ma). Auprès de la direction de développement de l’Etablissement, on souligne que cette opération s’inscrit dans une politique axée sur la mise à la disposition des exportateurs opérant dans le secteur de l’agroalimentaire des informations utiles, fiables, actualisées et diversifiées pour répondre à leurs besoins. En d’autres termes, le relooking de ce site est incontournable pour consolider les missions de l’EACCE.
A plusieurs reprises, nous avons essayé de visiter ce portail mais sans succès. Selon les responsables de l’Etablissement, celui-ci comprend plusieurs rubriques à savoir la réglementation technique (textes généraux, normes de qualité, liens utiles…), réglementation commerciale (accords multilatéraux, accords bilatéraux, coordination des exportations…), statistiques des exportations (situation quotidienne, statistiques générales…), marchés internationaux (statistiques des marchés, guide de l’exportateur, service marchés…) et l’annuaire du secteur (administrations et organismes publics, associations professionnelles, opérateurs privés…).
A en juger par ses nouvelles composantes, la refonte du site de l’EACCE est une initiative louable qui permettra certainement aux opérateurs d’avoir accès rapidement à l’information. Dans un contexte marqué par une concurrence très agressive, celle-ci est devenue primordiale pour les opérateurs en quête d’opportunités sur les marchés extérieurs. Notons à ce propos que 70 % des exportations agroalimentaires sont destinées aux pays de l’Union Européenne. La mission de l’EACCE ne se limite pas à l’accompagnement des opérateurs nationaux. Elle porte aussi sur le contrôle des produits.
L’établissement dispose de trois laboratoires situés à Casablanca, à Berkane et dans la région du Souss. Le choix de ces zones n’est pas fortuit dans la mesure où ces régions sont les plus productives du Royaume.
Notons qu’en 1986, les opérations de contrôle des produits agroalimentaires s’effectuaient au niveau des ports et des aéroports. Aujourd’hui, celles-ci se font au niveau des usines elles mêmes, indique-t-on auprès de l’Etablissement. A Casablanca, l’EACCE dispose d’un laboratoire unique dans son genre. Celui-ci est dédié uniquement au contrôle de l’emballage.
Côté organisation, l’Etablissement a entamé une vaste restructuration portant sur la revalorisation du statut du personnel et la mise en place d’un nouvel organigramme qui comprend quatre directions : contrôle, développement, laboratoires et ressources humaines.
En matière de financement, l’EACCE fait appel aux dons accordés par les organismes étrangers tels que l’USAID.
L’Etablissement revendique par ailleurs son équilibre budgétaire.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *