Une force de proposition, mais…

«Le conseil de la concurrence a été mis en place pour faciliter la transition vers une économie qui fera de plus en plus appel aux mécanismes du marché, éclairer les décideurs publics sur toute question de concurrence et renforcer la nouvelle culture de la concurrence, indispensable au développement économique». Extrait de la déclaration du Premier ministre, Abderrahmane Youssoufi mardi aux membres dudit conseil, fraîchement constitué. La création de ce conseil est en effet attendue depuis bien longtemps, depuis au moins le jour où la loi sur la concurrence et la liberté des prix est entrée en vigueur, soit à la mi-juillet 2001.
Composé de douze membres en plus de son président Othmane Demnati, le conseil est supposé incarner le rôle d’un organe de proposition au service du gouvernement. « Le conseil doit être obligatoirement consulté par le gouvernement sur les projets de lois ou de textes réglementaires ayant directement pour effet de restreindre la concurrence », explique M. Youssoufi. Et d’ajouter, « il doit être obligatoirement consulté avant que les prix ne soient réglementés dans les secteurs où existent des obstacles structurels au jeu de la concurrence ». Cet organe est donc le premier interlocuteur de l’ensemble des pouvoirs publics pour des questions relatives à la concurrence et à la liberté des prix.
Provisoirement, le conseil a élu domicile dans les locaux du ministère des affaires générales. Son siège en cours de finalisation sera opérationnel dans quelques mois. Pour son travail, une base de données a été constituée. Elle sera alimentée au fure et à mesure par des informations provenant des différents départements ministériels et étant en relation avec le monde de l’entreprise.

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