Une production attendue de 220.000 tonnes: La betterave à sucre bat le record à Casablanca-Settat

Une production attendue de 220.000 tonnes: La betterave à sucre bat le record à Casablanca-Settat

«La culture de la betterave sucrière est devenue très performante au niveau de la région Casablanca-Settat qui représente à ce jour une part de 45% de la production nationale».

A quelques jours de la fin de la campagne agricole 2015-2016, les producteurs de la betterave sucrière sont optimistes. Ils s’attendent à un rendement meilleur que celui de l’année précédente. C’est d’ailleurs ce qu’a relevé ALM auprès de Cosumar, opérateur sucrier du Maroc. A l’heure actuelle, une collecte de données est en cours afin d’établir un panorama détaillé de cette filière. Entre-temps, ALM a réussi à avoir un premier bilan de la récolte dans la région Casablanca-Settat. Principal pôle de la culture betteravière au Maroc, la région Casablanca-Settat, précisément la localité de Doukkala-Abda, a réalisé une campagne exceptionnelle.

Les objectifs fixés par le département agricole de la région ont été largement dépassés. «La culture de la betterave sucrière est devenue très performante au niveau de notre région qui représente à ce jour une part de 45% de la production nationale. Sur une superficie de 18.900 hectares on a estimé une production de 1,7 million de tonnes. A aujourd’hui on a traité 1,5 million de tonnes», explique à ALM Abderrahmane Naili, directeur régional de l’agriculture à Casablanca-Settat. Selon les chiffres provisoires, le rendement a dépassé les 80 tonnes par hectare avec une teneur en sucre de l’ordre de 18,4%.

«Le rendement brut en sucre bat les records. Il se situe actuellement aux alentours de 15 tonnes par hectare, soit au même niveau que certains pays européens», souligne M. Naili. Selon le directeur régional de l’agriculture au niveau de Casablanca-Settat, la production de sucre a presque doublé ces cinq dernières années au moment où la superficie a augmenté de 10%. Ainsi, la production de la région avoisinerait les 220.000 tonnes contre une production de 113.000 tonnes observée à fin 2013. «Cette performance est le fruit des efforts engagés, notamment en termes de gestion, d’encadrement et de nouvelles technologies», apprend-on de Abderahmane Naili.

En effet, Doukkala-Abda a connu depuis 2013 la modernisation des outils de production. De nouvelles techniques ont été introduites dans ce sens. Il s’agit, selon M. Naili, de la mécanisation du semi, de l’arrachage et du traitement sans oublier les mesures engagées en termes de rationalisation de l’irrigation de la betterave à sucre. «Nous avons créé des sociétés pour encourager les producteurs jeunes promoteurs. Grâce au fonds de développement lancé par Cosumar, nous finançons à zéro intérêt les agriculteurs qui veulent acquérir des semoirs et arracheuses», rappelle le directeur régional de l’agriculture. Et de préciser que «ceci nous permet de consolider annuellement notre parc de machines. Nous avons à ce propos presque équipé une vingtaine de jeunes promoteurs». Les producteurs de Doukalla-Abda disposent à ce jour de 20 arracheuses mécaniques et une centaine de semoirs semi-mécaniques.

D’un point de vue socio-économique, l’impact de la filière est positif. Le représentant de la direction régionale affirme qu’aucun producteur n’est à ce jour endetté. Ils sont, en effet, près de 20.000 agriculteurs à cultiver la betterave sucrière à Doukkala-Abda. Selon M. Naili, ces producteurs se réjouissent tous de la rentabilité de la filière.

«Le producteur est payé à la livraison alors que pour d’autres cultures nous fixons des délais de rémunération. De même, la filière est tellement bien encadrée que nous observons un engouement des producteurs potentiels», précise-t-il. Concernant la prochaine campagne agricole, M. Naili affirme que les prévisions resteront stables, du fait des conditions climatiques ayant marqué la campagne 2015-2016. Le responsable indique que les superficies ne seront pas augmentées. Tous les efforts seront ménagés pour maintenir le rythme de croissance actuelle. D’ailleurs, une réunion sera tenue incessamment pour remodeler le plan d’intervention dans la région en vue d’atteindre de bonnes performances agricoles que cela soit pour la betterave à sucre ou pour le reste des filières.

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