Une quasi-stagnation attendue

La stagnation de la production industrielle est à l’horizon. C’est du moins ce qui se dégage des résultats mensuels de l’enquête mensuelle de conjoncture effectuée par Bank Al-Maghrib auprès des chefs d’entreprises dans l’industrie.
En termes de perspectives, ces professionnels s’attendent, en gros, à une «quasi-stagnation» de la production. D’ailleurs, la banque centrale explique que «ces anticipations recouvrent une baisse de la production dans les industries chimiques et parachimiques et une hausse de la production dans les autres secteurs».
S’agissant de la production, 41% des chefs d’entreprises ont indiqué que celle-ci a progressé entre mars et avril, alors que 32% d’entre eux ont signalé une baisse. Autrement dit, il s’agit d’un solde d’opinion de 9%  sur ce registre. La même source, en outre, note que la tendance haussière a été enregistrée sur tous les secteurs, sauf celui de l’industrie chimique et parachimique, et de l’agro-alimentaire, «qui ont enregistré respectivement une baisse et une quasi-stagnation de la production».
Pour ce qui est du taux d’utilisation des capacités, l’enquête en question révèle que celui-ci se chiffre à environ 72%. «Globalement en baisse de 3 points par rapport au mois précédent», ajoute la même source.
Dans ce contexte, le taux d’utilisation des capacités de production enregistre une hausse de 3 points de pourcentage. Du côté des ventes, les résultats de l’enquête mettent en avant que les ventes globales se sont appréciées d’un mois à l’autre, en relation avec l’amélioration des livraisons locales et étrangères, explique BAM. Ici, tous les secteurs sont concernés et notamment ceux des industries mécaniques et métallurgiques.
Pour les attentes, à court terme, l’horizon est globalement prospère.  la banque centrale lie ces prévisions «à la faveur de la bonne orientation des ventes locales et étrangères, particulièrement dans les industries chimiques et parachimiques et les industries électriques et électroniques».
Le niveau des stocks de produits finis demeure dans l’ensemble légèrement supérieur à la normale, particulièrement dans les industries électriques et électroniques et les industries chimiques et parachimiques.
Les entrées globales se sont appréciées en avril, en relation avec «l’amélioration des flux des commandes dans l’ensemble des branches d’activité, à l’exception des industries du textile et du cuir, où les commandes globales ont baissé d’un mois à l’autre», souligne la banque centrale.

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