Une retraite pour les petits métiers

Une retraite pour les petits métiers

Bientôt une retraite pour les petits métiers. Ce projet novateur, proposé par le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD) et pour lequel le ministère du Commerce, de l’Industrie et de la mise à niveau de l’Economie avait donné son accord, il y a plusieurs mois, démarrera dans quelques semaines. Le projet, qui vise la mise en place d’un système de retraite et de couverture sociale universelle pour les Très Petites Entreprises (TPE), prestataires de services et assimilés, avance actuellement à grands pas. Ce nouveau mode de couverture sociale est en cours de finalisation.
En effet, le produit technique, une sorte de ticket social, est en train d’être bouclé au niveau du ministère de l’Artisanat. « Il y a encore des validations à faire au niveau du ministère du Commerce, mais le projet est en fait en phase de pré-expérimentation», nous a confié Zakaria Fahim, président du CJD. Le principe retenu pour ce nouveau concept consiste en la mise en place d’un système de bon de paiement social (sous forme de ticket), payable à vue dans toutes les agences bancaires du Royaume. Cette solution de ticket social entend offrir un système de retraite et de couverture sociale universelle à ses bénéficiaires, en leur offrant des produits adaptés de mutuelle et de retraite.
Plus que quelques semaines donc avant que le projet n’entre en phase d’expérimentation, puis de généralisation. Lors de la première phase, celle d’expérimentation, le CJD compte démarrer par des populations cibles. Ses membres sont actuellement en train de réfléchir à approcher les chauffeurs de camion notamment, ainsi que les femmes de ménage. Pour assurer le succès adéquat à cette phase de test, le CJD compte mettre le paquet en sollicitant son réseau d’entreprises notamment.
Une chose reste pourtant sûre : une fois généralisé, ce système de retraite ambitionne de débarrasser le Maroc d’un problème de non-couverture sociale d’une population comprise entre 3 à 5 millions. C’est dire l’ampleur du problème qui pourrait être réglé grâce à ce projet. Ce système de retraite vise en effet à redonner confiance à toute une population non bancarisée, vivant au jour le jour, sans protection sociale et sans retraite, ayant des revenus variables et des fluctuations en termes d’activité.
Le CJD est déjà avancé en ce qui concerne le mode de financement de ce projet, qu’il veut simple et pratique. L’objectif primordial est de trouver une solution adaptée pour une population dont l’avenir est non sécurisé, tout en ne représentant qu’un coût minime pour l’Etat. Le projet est certes ambitieux, mais ces initiateurs sont persuadés qu’ils ont toutes les chances de leur côté pour le réussir. Ils y vont d’ailleurs d’un bon pas pour le concrétiser.
Les architectes du projet tablent par ailleurs sur la création, à terme, du plus grand fonds de pension au Maroc.  L’adhésion à ce concept novateur est déjà acquise, notamment de la part du ministère du Commerce et de celui de l’Artisanat. La mise en place de procédures annexes est en cours. Le CJD compte ensuite sur la création de la Société de gestion du fonds de prévoyance sociale. Tout est ainsi prévu pour que la mise en œuvre du concept de ticket social ait lieu incessamment.

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