Une semaine dominée par la production et l’emploi américains

La publication des chiffres de l’emploi américains pour janvier constitueront, sans doute, le principal centre d’intérêt des marchés au cours d’une semaine également marquée par les réunions des conseils de la Banque centrale européenne et de la Banque d’Angleterre, même si les développements du dossier irakien risquent d’occulter les données économiques.
Parmi les principales statistiques attendues, figurent aussi les chiffres sur l’évolution de l’activité dans l’industrie manufacturière et les services aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans la zone euro. Le département américain du Travail publiera vendredi les chiffres de l’emploi non-agricole.
Les économistes interrogés prévoient 53.000 créations d’emplois en janvier après la disparition de 101.000 postes en décembre. Mais comme le note David Smith, chef économiste de Williams de Broe à Londres, «les derniers chiffres ont été déconcertants et la fourchette des prévisions pour ceux de la semaine à venir est large». Les économistes soulignent, en outre, qu’une hausse du marché américain de l’emploi en janvier ne refléterait pas une reprise significative du marché du travail. «Pour l’instant, il n’y a pas d’amélioration nette du marché du travail. En fait, je prévois qu’il se dégradera de nouveau avant de se redresser», explique Audrey Childe-Freeman, économiste de CIBC World Markets.
Aujourd’hui, les chiffres du secteur manufacturier des deux côtés de l’Atlantique devraient donner une première orientation aux marchés. Les économistes prévoient que l’indice d’activité de l’ISM (Institute of Supply Management) américain tombera à 53,0, contre 55,2 en décembre. Un chiffre supérieur à 50 reflète une expansion du secteur. Par ailleurs, pour Audrey Childe-Freeman, «l’indice (des directeurs d’achats) européen devrait (…) confirmer que la récession n’appartient pas encore au passé pour le secteur manufacturier de la zone euro».
L’indice s’était établi à 49,5 en décembre. Le secteur des services sera en vedette mercredi, avec les publications successives des indices des directeurs d’achats de la zone euro, britanniques et américains. Les analystes s’attendent à une baisse de l’indice américain à 54, contre un chiffre révisé à 54,2 en décembre.
«On devrait observer, dans la zone euro, une détérioration graduelle du secteur manufacturier entraînant une hausse du chômage, laquelle aura des répercussions sur le secteur des services, la demande intérieure et la consommation des ménages», résume Audrey Childe-Freeman.

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