Une station de prétraitement à Témara

La station de dépollution des eaux usées des villes de Rabat et de Témara sera mise en œuvre dans le courant du 2ème semestre de cette année, a déclaré Daniel Lafon, directeur exécutif de Redal. Le responsable de cette  société déléguée pour les services de distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement dans la préfecture de Rabat-Salé a fait cette déclaration, mercredi, au cours d’une conférence de presse donnée sur le chantier de la nouvelle station de prétraitement des liquides de rejet de la rive gauche du Bouregreg  lors de laquelle il  a également annoncé  une prochaine révision des «bases du contrat» régissant les modalités de  la délégation.
 Construite sur un terrain de 1,5 hectare, la station qui a nécessité un investissement global de 123 millions de dirhams sera capable de traiter 520.000 m3 de rejets par jour, ce qui devrait répondre aux besoins de quelque 1,5 million de personnes. Pour la Redal qui a imputé le retard accusé par la construction  à des problèmes liés à l’assiette foncière, en permettant de supprimer tous les rejets d’eaux usées directs, la nouvelle station «aura de nombreux impacts positifs sur la région et permettra de préserver l’environnement, de revaloriser et d’embellir les façades côtières et les oueds et aussi d’affiner la qualité des eaux de baignade, d’assurer  de meilleures conditions de vie aux citoyens, d’œuvrer à l’amélioration de la santé et de l’hygiène publiques et de promouvoir l’activité touristique des régions concernées». Selon Abdelouahed Yousfi, directeur des travaux, les ouvrages de  génie civil de la station sont réalisés  à plus de 60%, une moyenne qui réfère au fait que  la station de prétraitement est construite à 70%, la station de pompage à 55%, les conduites qui relient les deux à 99% et le raccordement de la station au site de pompage à 25%. Il a ajouté que les eaux prétraitées seront déversées à 2 km de la côte sans risque de pollution pour la zone eu égard tant à leur qualité- qu’il  a qualifiée de niveau A-  qu’à l’éloignement par rapport à la terre ferme.
Redal qui a annoncé avoir investi quelque 4 milliards de dirhams depuis 2002, date de son rachat par Veolia Environnement, est tenue d’en réaliser 14 à l’horizon 2029, date de l’échéance de son contrat. Son directeur exécutif a laissé entendre que l’essentiel de ce qui a été réalisé l’a été dans l’assainissement. Il a d’autre part estimé que les agglomérations urbaines s’étendant, les besoins en eau, en électricité et en assainissement vont croissant, obligeant l’investissement sinon à anticiper cette croissance, du moins à la  suivre. En évoquant  la  révision des bases du contrat qui lie la Redal aux collectivités locales, il  s’est refusé à se prononcer clairement sur une éventuelle augmentation des prix. Cela dépend d’un certain nombre de paramètres dont la qualité des services exigés par le délégataire, a-t-il dit. Il a  en outre déclaré  que les problèmes rencontrés  par Veolia  dans certains pays n’ont aucun impact sur Redal et que celle-ci continuera à honorer son contrat. Redal n’est pas Stareo, a-t-il déclaré en substance. Cette dernière filiale de Veolia qui avait reçu délégation pour gérer le transport urbain  a failli  pour ne pas avoir convenablement anticipé l’évolution du marché  local.

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