Une station en stand by

Une station en stand by

Taghazout est de nouveau en selle. Répondant à une question d’actualité mardi à la Chambre des représentants, le ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale, Adil Douiri, a promis un appel d’offres dès le début de l’année prochaine, sans toutefois avancer une date précise. Des sources bien informées croient savoir cependant qu’une annonce solennelle sera faite lors des prochaines Assises du tourisme prévues à Ouarzazate, les 14 et 15 janvier 2005. Ce qui sera à même de créer les conditions d’un succès et d’accrocher l’intérêt des aménageurs nationaux et internationaux. En tout cas, d’ores et déjà, l’option concession directe à la CDG semble avoir largement vécue. En lieu et place, M. Diouri souhaite une sélection du meilleur projet avec le respect des délais de réalisation. Allusion sans doute faite au retard qui a valu au groupe Dalla Al Baraka, par l’entremise de l’hôtel Palais des Roses International, de se voir retiré l’aménagement du site.
Néanmoins, les observateurs s’accordent pour dire qu’ il n’est pas exclu, avance un fin connaisseur du dossier, de voir la CDG s’engager avec des aménageurs nationaux. La participation d’une telle institution dans le tour de table de l’éventuelle société qui aura la charge d’aménager cette zone touristique est une garantie suffisante du sérieux qui entourera la réalisation de ce projet.
Cela permettra d’une part, avance un cadre de ce groupe, de minimiser les risques de reports, mais surtout de faire bénéficier au site, l’expertise de l’institution, présente dans le secteur depuis les indépendances. Maroc Hôtels Villages et la Société générale d’aménagement Touristique, la Sogatour, disposent de tous les atouts pour faire d’eux des partenaires de choix.
Seulement au niveau de la CDG, les positions sont plutôt mitigées. «Nous avons pour principe d’examiner tous les dossiers que l’on nous présente, mais je peux vous dire qu’actuellement, à la CDG, il n’y a pas un chantier qui s’appelle Taghazout», avance un cadre de cette institution. Le facteur-taille, quoique intéressant en général, pourrait dans le cas de Taghazout rend improbable l’option d’un aménageur unique. «Il s’agit, poursuit-il d’un site qui représente presque une deuxième ville d’Agadir. L’aménagement rentre dans le cas des grands travaux. Aussi, conclut-il, il est préférable qu’une grande compagnie puisse en être un chef de file. Reste à trouver ce chef de fil. Un défi que l’équipe Diouri entend bien relever.
En tout cas, la future station bénéficie de tous les atouts pour intéresser les investisseurs : pas de litiges fonciers et des infrastructures de base disponibles. Restera toujours, une fois la station aménagée et les lits en place, le problème de la commercialisation.
L’actuelle politique ministérielle repose sur les partenariats avec les TO pour donner de l’impulsion au nombre de sièges. M. Douiri qui annonçait récemment être parvenu à un «accord» avec son homologue du ministère du Transport et de l’Equipement, pour l’adéquation entre le nombre de lits et celui des sièges d’avion, a évoqué devant les députés la convention signée avec le Britannique TUI. Il s’agit du deuxième protocole d’accord conclu sur le marché anglais après celui signé avec First Switch. Avec TUI, l’offre de sièges sur Agadir en provenance du marché britannique atteindra 40 000 durant la saison 2007-2008. Une tendance jugée suffisante pour contenir l’accroissement du marché anglais sur la région.

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