Une vingtaine d’associations s’engagent pour l’écologie

Une vingtaine d’associations s’engagent pour l’écologie

Nombreuses sont les associations actives dans l’environnement et le développement durable au Maroc. L’engagement des associations et du gouvernement dans la protection de l’environnement remonte à l’année 1980.  Le Maroc  avait signé la convention Ramsar sur les zones humides et inscrit sur la liste de la convention quatre sites d’intérêt biologique et écologique : Meria Zergua (Larache), Sidi Boughaba (Kénitra), Aguelmane Afennourir (Ifrane) et la lagune de Khnifiss (Tan-Tan). Dans ce cadre, un comité national Ramsar a été créé. Celui-ci regroupe tous les départements ministériels concernés, les instituts de recherche et les ONG reconnus dans le domaine. Pour répondre au souci de la protection de l’environnement, le premier centre marocain pour les zones humides a vu le jour.  Ce n’est pas tout. Déterminée à  préserver l’environnement tant sur le plan national que continental, l’Association marocaine des droits humains (AMDH)  a célébré à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, le 5 juin 2008, une journée sans voitures à Rabat. Une occasion pour sensibiliser le citoyen sur la pollution et la mobilité urbaine qui constituent plus que jamais des enjeux de taille.
Cette manifestation environnementale s’est fixée pour objectif majeur de minimiser la circulation des moyens de transport polluants. La journée mondiale sans voitures est célébrée chaque année le 22 septembre. Une telle entreprise est née du constat que les individus sont fortement préoccupés par la pollution et la mobilité urbaine. En ville, beaucoup de gens se plaignent d’une mauvaise qualité d’air, de nuisance sonores, d’encombrements. Cette manifestation qui existe depuis 1998 s’est donné pour but de favoriser la prise de conscience collective de la nécessité d’agir contre les nuisances générées par la croissance du trafic motorisé en milieu urbain. Il ne s’agit pas seulement de lutter contre la pollution atmosphérique ou contre le bruit mais aussi d’améliorer la qualité de vie en villes.
L’année 2008 a connu aussi l’organisation du premier festival écologique à Marrakech. Cette manifestation initiée par l’association nationale «Pour un Maroc vert»  s’est déroulée pour la première fois en Afrique, et s’est tenue sur le somptueux site de «Terre d’Amanar» sous le thème «Revisitons notre planète».  Plus de 300 professionnels et 3000 visiteurs y étaient présents. L’association «Pour un Maroc vert» a pour mission de fédérer et valoriser les initiatives, les synergies, les liens et les impulsions positives en faveur de l’écologie et du développement durable.
Pour cette première édition, le Sénégal était à l’honneur, en reconnaissance pour ses efforts exemplaires dans le domaine de la préservation de l’environnement sur le continent africain.
Outre la sensibilisation d’un large public aux enjeux environnementaux, le festival vise à créer une plate-forme marocaine qui regroupe tous les acteurs nationaux et internationaux œuvrant dans le domaine de l’écologie et du développement durable. Par ailleurs, et pour plus de mobilisation en faveur de l’environnement, l’Association de l’éducation environnementale et de protection des oiseaux au Maroc (SEEPOM) a produit, en mars 2008, un poster sur le danger des emballages vides de pesticides sur la santé, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, le conseil de la région de Meknès-Tafilalet et le Réseau Action Pesticides. Près d’une vingtaine d’associations marocaines militent avec le gouvernement pour promouvoir l’écologie et le développement durable au Maroc.  Leur souci est aussi le développement d’un sentiment éco-citoyen marocain.

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