Usine de Bombardier : Le repreneur connu dans trois semaines

Usine de Bombardier : Le repreneur connu dans trois semaines

Des leaders mondiaux parmi les prétendants

«140 équipementiers sont installés actuellement au Maroc avec une croissance importante du secteur et un taux d’intégration qui a dépassé

nos attentes».

Suite à l’annonce faite par Bombardier le 2 mai 2019 qu’il poursuivra la cession de ses activités d’aérostructures de Belfast et du Maroc et les interrogations suscitées par cette décision, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, tempère. «Bombardier ne quitte pas le Maroc. Il cède ses actifs à des sous-traitants de Bombardier qui vont fabriquer des pièces de cet opérateur dans ses propres usines au Maroc. C’est un transfert», rassure-t-il lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée le 6 mai sur les perspectives de développement de l’usine de Bombardier à Casablanca. Il rappelle à cette occasion que «140 équipementiers sont installés actuellement au Maroc avec une croissance importante du secteur et un taux d’intégration qui a dépassé nos attentes».

Des géants de l’aéronautique dans la liste

Dans la foulée, le ministre dévoile que Bombardier a lancé un appel d’offres pour désigner le nouveau sous-traitant. L’appel d’offres en cours concerne aussi bien l’usine de Casablanca que celui de Belfast.  Bombardier se prépare donc à céder ses usines au Maroc et en Irlande du Nord en temps à un sous-traitant et veut se recentrer sur l’aviation d’affaires. Dans la liste des prétendants, le ministre cite des leaders mondiaux du secteur comme Airbus ou Spirit.

Bombardier ne quitte pas le Maroc !

Dans trois semaines ou même un peu plus tôt, on en saura plus, explique Moulay Hafid Elalamy ajoutant que le Maroc changera d’actionnaire, en passant donc de Bombardier à un sous-traitant. A cet égard, il ne manque pas de rappeler que certains des sous-traitants potentiels sont plus importants que Bombardier. Par ailleurs, le ministre souligne que «la plate-forme Maroc est la plus compétitive que Bombardier a dans son patrimoine. L’objectif est donc de développer cette partie-là». Sans en dévoiler les détails, Moulay Hafid Elalamy explique qu’un projet à Midparc va dans ce sens. Il a également dévoilé qu’une rencontre le réunissant à deux des présidents de l’aéronautique et à celui de Bombardier a eu lieu il y a deux semaines à Montréal où un 3ème développement a été convenu ajoutant que dans quelques jours les détails des projets seront connus à travers les cahiers des charges. Le ministre a aussi souligné que le futur acheteur devra respecter le plan de développement mis en place par Bombardier et son cahier des charges.

Les projets en cours

D’autres projets sont en cours dont un qui a été signé et va être mis en œuvre entre Belfast et le Maroc. Il s’agit de toute la partie qui recouvre les réacteurs des avions. Concernant la 2ème phase du projet de Bombardier, Hamid Benbrahim El Andaloussi, président de la société Midparc, a expliqué que «nous travaillons depuis quelques mois sur la 2ème phase qui est celle de l’extension». En termes de chiffres, Hamid Benbrahim El Andaloussi a rappelé par ailleurs qu’en 20 ans, le secteur de l’aéronautique au Maroc est passé de 3 à 140 sociétés ajoutant qu’aucune société n’a quitté le Maroc pendant ces deux décennies.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *