Va pour La réforme des ORMVA

Va pour La réforme des ORMVA

La réforme des Offices régionaux de mise en valeur agricole (ORMVA) est en marche. C’est ce que le secrétaire d’Etat chargé du Développement rural, Mohamed Mohattane, a déclaré à la chambre des conseillers en réponse à une question orale. Ces Offices, censés encadrer la politique agricole de l’Etat, notamment en matière d’irrigation, sont loin de remplir cette mission. Et c’est pour cette raison que «le gouvernement est déterminé à revoir leur rôle pour assurer plus d’efficience à leurs interventions », a déclaré le secrétaire d’Etat dans des propos relayés par l’agence MAP, ajoutant que le département de l’Agriculture se penche actuellement sur la mise en place d’une réforme concrète de ces établissements. Il s’agit plus exactement d’une réactualisation d’une première stratégie qui a été élaborée en 1996 et qui avait pour principal objectif de promouvoir les investissements au niveau de ces Offices qui sont au nombre de neuf (Doukkala, Gharb, Ouarzazate, Souss-Massa-Drâa, Malouya, El Haouz, Tadla, Tafilalet et Loukous) et qui gèrent, au total, quelque 500.000 hectares et treize barrages. Cette nouvelle stratégie visera essentiellement de revoir les programmes d’intervention qui porteront désormais sur plusieurs axes, dont l’amélioration de la gestion financière et technique de ces offices, l’optimisation de l’exploitation des eaux d’irrigation, la préservation des équipements hydro-agricoles, le développement des mécanismes d’encadrement, l’appui des organismes professionnels, la promotion des partenariats et la mise en place d’un programme intégré d’information, d’évaluation et de suivi. «Depuis leur création, ces Offices ont contribué au renforcement de la production agricole, particulièrement les céréales, le sucre et les fruits et légumes », a relevé M. Mohattane. Et d’ajouter: “Ces structures poursuivront ainsi à garantir la sécurité alimentaire du pays, à animer l’économie régionale et à réduire l’ampleur de l’exode rural. C’est un plan qui « vise à répondre aux exigences de l’étape actuelle caractérisée par la conclusion d’accords de libre-échange avec d’autres pays».
Il est à rappeler que cette première stratégie que les syndicats ont longtemps rejetée la qualifiant de véritable plan social ayant pour principal objectif de licencier les employés des Offices. En d’autres termes, il s’agissait d’alléger la lourde masse salariale qui pèse lourd sur les finances de ces établissements dont la quasi-totalité souffre d’un grand déficit.

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