Véhicules neufs : Le cap des 100.000 ventes dépassé en 2007

Véhicules neufs : Le cap des 100.000 ventes dépassé en 2007

Satisfecit ! On pourrait même parler d’«euphorie» pour décrire l’humeur qui domine les esprits du côté des importateurs de véhicules neufs au Maroc et ce, au lendemain de l’annonce des chiffres de ventes cumulés en 2007. Selon l’Association des importateurs de véhicules automobiles au Maroc (AIVAM), il s’est exactement vendu 103.597 véhicules neufs, incluant voitures particulières (VP) et véhicules utilitaires légers (VUL), qu’ils soient importés montés (CBU) ou assemblés localement (CKD), c’est-à-dire à la Somaca. Avant d’aller plus loin dans le détail, il incombe d’abord de distinguer, dans le volume précité, entre les ventes de VP qui ont atteint 90.941 unités et celles des VUL qui se sont chiffrées à 12.656 exemplaires.
Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas le montage local qui a dopé le marché, mais bien les ventes de VP importées qui se sont arrêtées à 62.558 unités au 31 décembre dernier, soit une progression de 31,2% par rapport à l’année 2006. Et dans ce classement bien précis (VP importées), le champion 2007 s’appelle Kia Motors Maroc (KMM). L’importateur marocain de Kia a en effet livré 8.182 véhicules en un an, détenant ainsi une part de marché supérieure à 13%. KMM, dont la «colonne vertébrale» s’appelle Picanto, a même clôturé l’année en beauté en réalisant la meilleure performance de décembre avec 946 véhicules vendus. Juste derrière, arrive la marque Peugeot, dont les VP importés ont totalisé 7.355 livraisons sur l’ensemble de l’année écoulée. L’importateur du lion se taille 11,7% de part de marché et enregistre une bonne progression à deux chiffres (24,5%). Troisième dans ce classement, Renault a vendu 6.599 voitures de tourisme importées. De ce fait, la filiale marocaine du losange fait plus que consolider ses acquis en conservant 10,5% de part de marché et en progressant de 25%. Viennent ensuite les marques Toyota, Hyundai et Fiat qui ont vendu respectivement 6.401, 4.755 et 3.465 voitures neuves en 2007 avec une progression d’environ 30% à l’exception de Toyota (+8,3% seulement). Explication : Toyota du Maroc, ne voulant rien sacrifier sur l’autel de la rentabilité a dû augmenter ses prix en 2007. Du coup, sa performance semble encore plus louable. En revanche, l’importateur de Volkswagen, malgré ses 3.135 ventes réalisées en 2007 est resté pénalisé par l’absence de la Gol durant les 10 premiers mois de la même année. Pour le reste, on retiendra les bons résultats de certains labels comme Citroën (3.389 VP importées et livrées), Fiat (3.465 VP), ou encore Ford (2.797 VP vendues). Mais également de fortes progressions comme celles d’Alfa Romeo (+351,5%), Mini (+203,1%) Skoda (+788%), ce qui laisse croire que ces dernières, qui réclament de plus en plus leur part du gâteau, se feront plus présentes dans les ventes en 2008. Du côté des voitures montées localement, on retiendra surtout les bons résultats du Kangoo. Avec ses 9.139 unités vendues (plus de 10.000 si l’on y ajoute les versions VUL, ce modèle fait office d’outsider en terme de croissance (+16,8%). Même la Logan ne fait pas mieux en progression. Mais avec ses12.639 nouveaux clients, la Dacia conserve tout de même son statut – assez flatteur – de véhicule le plus vendu en Maroc en 2007 (comme en 2006). Reste à donner une idée sur le premier bilan commercial des voitures chinoises au Maroc.
La meilleure performance est à mettre à l’actif du label Chery, qui a ainsi conquis exactement 750 acheteurs l’an dernier et principalement à travers la petite QQ (quiou-quiou). Autre importateur de marques chinoises, Madiva a lui fait une bonne année dans le giron des VUL où il est fortement présent et notamment en ayant pu livrer près de 450 minivan de la marque Hafei.
Enfin, toujours dominé par Mercedes (plus de 1200 ventes en 2007!), le marché du haut de gamme marque la montée en puissance du label Audi (plus de 660 voitures vendues), même s’il reste devancé par BMW qui a totalisé 876 ventes.
Au demeurant, et avec une telle envolée, le marché automobile marocain peut être considéré comme un indice économique positif. Celui d’une certaine croissance – aussi relative soit-elle – et d’une bonne santé des ménages.

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