Vers la réalisation d’un baromètre des risques

Vers la réalisation d’un baromètre des risques

L’enquête du cabinet de conseil franco-marocain INGEA, conduite au premier semestre 2008 auprès d’un panel de 40 entreprises, montre que la profession de Risk Manager est confiante et reste globalement en ordre de marche pour construire ses missions variées, tout particulièrement dans le niveau de sensibilisation des dirigeants en Finances, les banques et les assurances, mais aussi les grandes groupes industriels et les organismes publics. C’est ce qu’a annoncé Mountasser Fassi Fihri, président de l’Association Marocaine pour le Risk Management (AMRIM), lors d’une conférence de presse tenue jeudi 16 octobre à la CGEM, à Casablanca, sur l’émergence du Risk Management et du contrôle interne au Maroc. Cette étude a été réalisée par l’INGEA avec la contribution des membres de l’AMRIM lors du 1er semestre 2008. Cette étude a relevé que le Risk Management et l’audit sont souvent et heureusement indépendants. Quant au contrôle interne, il travaille de concert avec l’audit interne et le Risk Management qui sont souvent à l’initiative de sa création. L’enquête de l’INGEA a dégagé aussi que «les grands enjeux de l’exercice reviennent à  s’appuyer sur une démarche structurée d’identification des risques via des interviews, la  modélisation des processus, et l’exploitation de bases structurées d’incidents, ce qui est loin d’être le cas. Les personnes rencontrées reconnaissent avoir du mal à capitaliser l’ensemble des informations variées sur les menaces et les risques, et à s’appuyer sur un référentiel et une méthodologie solides», explique Richard Mekouar, membre du cabinet INGEA. Le management des risques s’intègre tout à fait dans le système de management. Il s’agit d’accompagner les décisions du haut management en lui apportant la dimension «risque». En second lieu, il s’agit d’affiner les analyses de risques plus exhaustives, plus structurées, traitant  des risques connus ou non connus, les analyses de risques assurables ou non, de risques internes ou externes et de leur caractère «systémique». Pour traiter tout cela, les décideurs ont pris conscience qu’il leur fallait des fonctions dédiées  porteuses d’un ensemble des démarches d’analyse, de maîtrise et de contrôle des risques. En revanche, il ressort de ces entretiens une certaine confusion sur les périmètres, rôles et missions de ces fonctions. L’audit interne est en pleine expansion, même si tout n’existe pas encore pour que cette fonction joue pleinement son rôle. Les résultats de cette étude ont aussi mis l’accent sur le champ des priorités stratégiques des dirigeants marocains qui ont fortement évolué ces trois dernières années. Mais cela n’empêche les limites de cette enquête. Dans ce sens, on peut évoquer que le panel interrogé ne représente pas des acteurs du pays, ni même totalement de leur entreprise. L’enquête ne prétend pas être une photographie exhaustive des usages en cours, mais plutôt un panorama des pratiques, enjeux et initiatives pertinentes. 
«Une telle enquête ne saurait suffire en effet pour intégrer toute la richesse des pratiques en cours ou en projet. Et c’est la raison pour laquelle nous avons souhaité privilégier une approche qualitative. Enfin, ce type d’enquête présente un intérêt si elle est conduite de manière périodique pour devenir un «baromètre» du Management des risques au Maroc», conclut M. Mekouar.

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