Vers un contrôle de l’importation des pneus

Vers un contrôle de l’importation des pneus

Lors de la dernière réunion de la commission centrale de suivi des actions de contrôle et de l’application des sanctions, la direction des transports routiers, organe relevant du ministère du Transport, a insisté sur le contrôle des pneumatiques. Il s’agit, comme le stipule le  décret du 17 janvier 200 qui n’a jamais été appliqué, d’exercer un contrôle «rigoureux» des pneumatiques de tous les véhicules ; lesquels doivent être équipés en pneus tubeless. Ainsi, il a été décidé d’instaurer un contrôle systématique et renforcé des pneumatiques au sein des gares routières. Dans ce cadre, une réflexion sera menée par le département des Ttransports sur les modalités de mise en œuvre de ce contrôle.
En outre, il est question d’instaurer un système de suivi des centres de visites techniques, notamment en ce qui concerne le volet contrôle des pneus. Ce suivi se fera  à travers le Centre national d’essai et d’homologation (CNEH).
Pour contrer les importations anarchiques, le département de Karim Ghellab envisage de saisir le ministère du Commerce et de l’Industrie pour une application rigoureuse de la norme marocaine à l’importation des pneumatiques. Cette mesure est destinée à faire face à l’entrée sur le marché national des pneus d’origine asiatique qui selon une étude technique menée par le CNEH présentent un réel danger pour la sécurité routière.
Le moins que l’on puisse dire est que cette décision qui ravive quelques craintes chez les camionneurs, a été bien accueillie par les leaders de l’importation de pneumatiques au Maroc où une cinquantaine de marques se partagent le marché. Les importateurs se plaignent en général de l’intrusion à la fois des non professionnels et des marques chinoises et hindoues ou provenant  des pays du Golfe et européens, mais qui sont interdits de circulation en Europe et aux USA. Au-delà du contrôle des pneumatiques, la commission tripartite veut aussi étendre le contrôle aux poids lourds et au transport routier de marchandises dans sa totalité.
Sur cette question, le ministère du Transport qui se félicite du fait qu’une bonne partie  des propriétaires des véhicules de petit tonnage (d’un PTAC compris entre 3,5 et 8 tonnes) a pu intégrer le secteur organisé  ou s’inscrire dans le registre spécial de la profession, reconnaît quelques anomalies. Ainsi, lit-on dans son communiqué, que «des véhicules de cette catégorie continuent à circuler, en marge de la législation, sur les axes routiers sans être couverts par le certificat d’inscription au registre précité, ce qui constitue une concurrence déloyale aux transporteurs organisés…».
Pour faire face à la situation, une campagne de contrôle ciblée sur l’inscription au registre de transporteurs de marchandises pour compte d’autrui sera lancée dès ce premier février 2007. Ces mesures seront certainement comprises dans le traditionnel bilan du 18 février, Journée nationale de la sécurité routière.

Le transport scolaire en ligne de mire

L’examen de la situation des véhicules affectés au transport scolaire est urgent. C’est la conclusion des membres de la commission de suivi des actions de contrôle et de l’application des sanctions. Les véhicules sont souvent utilisés pour transporter un nombre extrêmement élevé d’élèves, dans des conditions d’insécurité et en infraction aux dispositions du décret de 1981 définissant les normes techniques que doivent satisfaire les véhicules de transport privé en commun des personnes. Pour remédier à cette situation, la direction de la sécurité des transports routiers s’est engagée à faire parvenir à la commission une note sur les dispositions techniques et réglementaires en matière d’homologation et d’acceptation des véhicules de transport scolaire.

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