Vers un repositionnement de la formation professionnelle privée

Vers un repositionnement de la formation professionnelle privée

La Fédération marocaine de l’enseignement professionnel privé (FMEP) a édité un «Livre blanc» afin de poser les piliers d’une plate-forme chargée de repenser et de repositionner le secteur privé de la formation professionnelle. C’est ce qui ressort de la Conférence nationale de la FMEP tenue vendredi 28 octobre à Casablanca pour présenter le «Livre blanc». «Le secteur devrait assumer la responsabilité qui est la sienne (loi 13.00), à savoir celle de contribuer auprès de l’Etat, à former, à développer les compétences, et à émanciper nos jeunes citoyens, en leur garantissant un fort potentiel d’employabilité. Ceci sans négliger notre rôle, qui consiste aussi à perfectionner les compétences de nos ressources humaines tout au long de leur vie professionnelle», a souligné, à cette occasion, Abdesslam Benahra, président de la FMEP. Et de poursuivre : «De plus, le secteur n’est pas des moindres. Il représente 80.608 étudiants-stagiaires par an avec 1milliard de dirhams d’économie par an sur le budget éducation-formation de l’État et 1,5 milliard par an dès 2015. Aussi, ce sont 1.578 établissements implantés dans tout le Royaume, offrant plus de 100 filières de formation générant 14.650 emplois dont environ 10.000 formateurs. Enfin c’est un engagement à former 400.000 lauréats à fort potentiel d’employabilité à l’horizon 2020, en accompagnant le PNEI et les Plans Numeric, Azur, Maroc vert, Rawaj et d’autres». Pour sa part, Jamal Rhmani, ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, présent à la conférence de la FMEP, a tenu à manifester son soutien à la stratégie du secteur privé de la formation professionnelle et l’engagement de son ministère à l’accompagner. Par ailleurs, le «Livre blanc» définit les champs fondamentaux de réformes et de décisions au sein du secteur. «Notre secteur devrait retrouver sa forte réactivité, aujourd’hui perdue à cause du long processus qualification/accréditation. Au lancement d’une nouvelle filière, un établissement de formation professionnelle privé devrait obtenir son accréditation dès la sortie de la 1re promotion de celle-ci», a relevé M. Benahra. Aussi, il a appelé à revoir les modèles et instances de gouvernance du secteur privé de la formation professionnelle, en plus de repenser le dispositif actuel de l’ingénierie de formation mis en œuvre au sein du secteur privé sans remettre en cause les acquis positifs. Enfin, il a insisté sur l’importance d’une refonte du système de financement de la formation professionnelle privée accréditée.

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