Vers une réduction de la dépendance

«Le Maroc est dans une phase très favorable dans sa politique d’exploration pétrolière», a indiqué, dimanche dernier, Mlle Amina Benkhadra, directrice de l’office national des recherches et d’explorations pétrolières (ONEREP), qui était l’invitée de l’émission «Entretien» sur la chaîne de télévision 2M. Cet état de choses s’explique par «l’étendue du bassin sédimentaire dont dispose le Maroc et par le cadre incitatif de la nouvelle loi des hydrocarbures », a ajouté Mlle Benkhadra. «Ce cadre incitatif place le Maroc parmi les 5 premiers pays attractifs au niveau international, et depuis la promulgation de cette loi, poursuit-elle, les compagnies pétrolières affluent sur le Maroc.
Aujourd’hui, nous avons 14 compagnies qui travaillent sur le territoire, détenant 11 accords pétroliers avec 47 permis, 6 contrats de reconnaissance et 2 concessions de production», a-t-elle précisé. Au sujet des réserves pétrolières au Maroc, Mlle Benkhadra a souligné qu’«aujourd’hui on parle de potentiel mais à moyen terme, grâce aux efforts que nous déployons aujourd’hui et que nous devons maintenir dans la durée, en termes d’importances des investissements, nous saurons plus précisément les réserves prouvées.» Mettant l’accent sur l’importance vitale que revêt le secteur pétrolier, Mlle Benkhadra a fait observer que la facture pétrolière marocaine est très lourde pour le budget de l’Etat avec une dépendance énergétique de 97%. «Aujourd’hui, a-t-elle poursuivi, toute stratégie de ce secteur est orientée vers les axes qui permettraient de réduire un tant soit peu cette dépendance énergétique».
Cette stratégie, a-t-elle mentionné, est basée sur l’intensification de l’exploration des bassins sédimentaires, le développement de l’utilisation du gaz avec un certain nombre de projets majeurs qui sont en cours de développement et l’accroissement de l’utilisation des énergies renouvelables dans un certain nombre de régions qui s’y prêtent le mieux.
«Avec cette politique diversifiée, le Maroc se donne les moyens de pouvoir assurer des conditions de consommation et de production au meilleur coût pour le citoyen marocain», a-t-elle conclu.

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