Visite surprise

Débarqués chez la vieille dame par surprise, dans l’après-midi du mardi 28 juin, trois inspecteurs de la Cour des Comptes visitent l’Office du tourisme. Une chose somme toute banale, ne comportant aucun caractère dramatique,  mais qui déclenche les passions au sein de l’ONMT.
Les limiers de l’institution dirigée par Ahmed Midaoui ont déjà eu un entretien soft avec Mehdi Laraki, le directeur des ressources humaines. Par coincidence, la visite s’est déroulée en l’absence du Chef de service de la comptabilité des Régies des délégations à l’étranger.
Egalement absent, le directeur général de l’ONMT, absent pour des raisons familiales. Les inspecteurs sont revenus à la charge au deuxième jour, concentrant leur travail au niveau du 3e étage. La coordination de l’inspection se fera depuis le  bureau de l’ex-directeur général adjoint, inoccupé depuis la nomination de Abbès Azzouzi en tant que directeur général. 
D’après les informations, les inspecteurs devront convoquer un certain nombre de personnes, notamment les chefs de marché. Récemment nommé, Mouna Belmlih (ex-cadre à Coca Cola) hérite d’une «patate chaude».
Cette visite surprise, routinière dit-on, crée en tout cas un véritable événement parmi le personnel. «En dix ans à l’ONMT, je ne me rappelle jamais d’une inspection de la Cour des Comptes», témoigne un employé. Une chose est sûre, rappelle un vieux cadre de l’institution,  «l’intérêt de la Cour des Comptes sera en toute vraisemblance d’ordre financier». En tout cas,  le directeur de la direction administrative et financière, Mohamed Raghit, un cadre de la CNCA détaché à l’ONMT en tant que contractuel durant l’ère Bennis, n’a pas été convoqué.
Pour rappel, il y a deux semaines, dans un article paru sous le titre de «Voyage à l’intérieur de l’Office du tourisme» (numéro 923 du 16 juin 2005), Aujourd’hui le Maroc avait  fait état de l’ambiance tendue au sein de l’ONMT et surtout des nouveaux recrutements faits par la direction générale.
En réaction à l’article, le directeur général de l’Office du Tourisme a apporté quelques précisions. Ainsi, Azzouzi déclare que depuis sa nomination, le 23 juillet 2004, il n’a effectué que 7 recrutements dont 3 contractuels. Ces derniers correspondent à des postes de marketing, fonctions créées par M. Azzouzi.
De même, insiste-t-il, «les salaires des contractuels (jugés élevés par certains syndicats) sont basés sur les diplômes et l’expérience des personnes. «Un chef de département touche en moyenne 12.000 à 13.000 dh net par mois. Les directeurs touchent entre 18.000 et 20.000 dh net par mois. Ces salaires sont déterminés par fonction comme un maximum. Cette grille est validée par le ministère des Finances. Comme vous pouvez le constater il y a une différence de 50% entre un directeur et un chef de département.
Les différences sont en fonction des postes pas en fonction de la nature du contrat (statutaire ou contractuel».Quant à l’ambiance au sein de l’Office, elle serait au beau fixe de l’avis du directeur général dont l’action promotionnelle repose en priorité sur la définition de la stratégie de conquête sur les marchés prioritaires. Entre autres, négocier des accords avec les principaux TO, réaliser des campagnes de promotion en Europe, relancer le marché belge,  définir une stratégie pour les pays de l’Est, relancer l’Allemagne, négocier la venue de voyagistes anglais qui ne programment pas le Maroc.
Un vaste programme qui doit au préalable se dédouaner de l’inspection de la Cour des Comptes.

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