Vivendi Universal dans le rouge en 2001

Ces amortissements de l’ordre 15,7 milliards d’euros ne traduisent « en aucune façon une destruction de valeur pour l’entreprise », et qui seront source d’amélioration pour les résultats nets des prochaines années, sont dûs au passage du groupe aux normes comptables américaines à compter de l’exercice 2002 et d’une dépréciation d’actifs achetés par Vivendi, pour refléter la baisse des marchés financiers ces deux dernières années, a affirmé Messier.
En tenant compte des variations du périmètre du groupe, l’excédent brut d’exploitation des activités médias et communications du groupe a grimpé de 34% à légèrement plus de 5 milliards d’euros, le résultat d’exploitation effectif a grimpé de 89%, et le free cash flow opérationnel s’est établi à 2 milliards d’euros en 2001 contre zéro l’année précédente. Le groupe a maintenu une dividende à un euro par action et a réalisé des économies de synergie de 580 millions d’euros contre 293 millions d’euros prévus. Avant les amortissements, « nous avons atteint ou dépassé la totalité des objectifs du groupe, nous avons gagné des parts de marché dans tous les métiers », s’est félicité le PDG, estimant que Vivendi Universal est un groupe « qui va mieux que bien ». « Dans des marchés difficiles, nous avons été capables de gagner des parts de marché et de gagner en performance opérationnelle », a-t-il souligné, répétant que son groupe était le seul géant des médias à ne pas avoir émis d' »avertissement sur résultats » cette année.
A la fin décembre 2001, l’endettement net de la partie médias et communications s’élevait à 14,6 milliards d’euros en normes comptables françaises et à 19,1 milliards d’euros en normes américaines, a précisé Messier. Le groupe se fixe comme objectif de garder un endettement inférieur à 3 fois l’EBITDA en 2002 et inférieur à 2,5 fois l’EBITDA à moyen terme.
Le ratio d’endettement des activités médias et communications de Vivendi Universal est de 33% en normes françaises et de 28% en normes américaines, a-t-il précisé, jugeant l’endettement du groupe « raisonnable ». Les fonds propres du groupe s’élèvent à 47 milliards d’euros en normes françaises et à 65 milliards d’euros en normes américaines.

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