Vodafone veut le contrôle de SFR mais n’est pas pressé

Le patron de Vodafone, Arun Sarin, a déclaré, jeudi, au cours d’une conférence à Barcelone avec des investisseurs, que son groupe, qui détient actuellement 44% du numéro deux français du mobile, restait, en France, un opérateur très patient et financièrement prudent. « Nous sommes tout à fait disposés à attendre de voir ce qui va arriver d’ici un, deux ou trois ans, a-t-il dit. Nous sommes les acquéreurs naturels de cet actif et, le moment venu, je pense que cela se fera. »
« Mais nous devrons être patients, nous en tant qu’entreprise et vous en tant qu’actionnaires, pour éviter absolument que nous payions trop cher », a ajouté Sarin.
Vodafone convoite depuis longtemps SFR mais le groupe français Vivendi, qui contrôle actuellement l’opérateur, a rejeté jusque-là toutes ses avances. Bien qu’aux dires de Sarin, Vodafone, qui est le numéro un mondial de la téléphonie mobile par le chiffre d’affaires, bénéficie d’une « excellente » implantation géographique, le groupe est toujours à la recherche d’opportunités d’investissement dans les marchés d’Europe orientale, en rapide expansion.
Les projets du groupe britannique, toutefois, se trouvent freinés en Pologne où il cherche depuis longtemps à accroître sa part de 20% dans l’opérateur local de mobile Polkomtel, qui est également convoité par un autre de ses actionnaires, le danois TDC.
S’adressant à des journalistes en marge de la conférence, Sarin a précisé qu’il n’y avait rien de nouveau sur ce dossier: « Il faut que l’on ait un vendeur en face de nous (…) Je ne suis pas sûr qu’ils aient vraiment tous pris une décision. » « Nous sommes parfaitement disposés à attendre », a ajouté le patron de Vodafone. « Nous sommes des gens patients et quand les choses se présentent, nous sommes en éveil, nous sommes prêts, mais nous sommes détendus. » Les actionnaires polonais de Polkomtel, notamment le producteur de cuivre KGHM et la compagnie pétrolière PKN Orlen, ont dit depuis plus d’un an qu’ils voulaient vendre les 61% du capital qu’ils détiennent mais, tout dernièrement, des dirigeants de KGHM ont tenu des propos contradictoires à ce propos.

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