Voiture économique : Une réussite limitée dans le temps

Les chiffres dernièrement communiqués par l’AIVAM (association des importateurs de véhicules automobiles montés) sont révélateurs d’une amélioration patente des performances du marché de l’automobile au Maroc. Les ventes de la voiture économique (Fiat en l’occurrence) ont connu une évolution de 17 % passant de 775 en 2000 à 11237 au titre de l’exercice écoulé. Cette performance est appelée par ailleurs à se tasser dans les années à venir compte tenu d’une donnée de taille. L’arrivée à terme de la convention que l’Etat a signé avec le groupe Fiat et l’entrée en vigueur en 2003 du démantèlement tarifaire. « Ces dernières années, la relance du montage local s’est appuyée sur la production de la voiture économique avec la perspective que son redressement favoriserait son insertion dans la stratégie d’un constructeur international. Le contrat conclu avec Fiat répondait à cet objectif ». C’est ainsi qu’expliquent les conjoncturistes du CMC les enjeux de l’introduction du concept même de la voiture économique. Et d’ajouter, « la viabilité de ce projet était définie dans le temps. Il n’avait de sens que dans la mesure où il permettait au montage local et au tissu de sous-traitance environnant de se préparer à une insertion dans la stratégie de la World car et à une compétition totale à partir de 2003, année où se produira une baisse des taux douaniers ».
Quelques années après son introduction et à quelques mois seulement du démantèlement, l’heure est au bilan, non pas au niveau des performances réalisées en termes de ventes mais du degré de réussite de la transition d’un constructeur national à un constructeur mondial. La dernière réclamation de Fiat de reporter la date de démantèlement ne montre-t-elle pas la couleur ?

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