Youssef Hajjam : Managem mise gros sur l Afrique

Youssef Hajjam : Managem mise gros sur l Afrique

ALM : Vous venez d’obtenir la certification ISO 14001 pour la mine d’Imiter. Dans quel cadre s’inscrit cette consécration ? 

Youssef Hajjam : Cette certification témoigne une fois de plus de l’engagement et de l’intérêt que le Groupe porte à la protection de l’environnement qui n’est qu’une étape dans notre démarche progressive et intégrée de responsabilité sociale. La société SMI exploitant la mine d’Imiter a obtenu cette certification après avoir satisfait à l’ensemble des dispositions requises pour la préservation de l’environnement et la maîtrise des impacts de ses activités. 

 

Sur quoi repose votre système de management environnemental ? 

Le système repose sur des études environnementales permettant une analyse du milieu naturel, l’identification des différentes interactions avec les activités minières, les mesures de protection et d’atténuation des impacts ainsi que la mise en place d’un plan de surveillance de suivi. L’engagement de la direction, la formation et la sensibilisation de tout le personnel et la mise en place d’une organisation dédiée sont des facteurs clés de réussite. 

 

Comment est segmentée votre activité ? 

Je dirais en plusieurs processus assurant la maîtrise opérationnelle pour la protection de l’environnement et la gestion des situations d’urgence. Le tout est géré par un système d’enregistrements regroupant la réalisation des objectifs chiffrés prédéfinis, les plannings de réalisation des projets d’amélioration continue et le plan de mesures pour la surveillance et le contrôle.La rationalisation et l’optimisation de l’utilisation des ressources naturelles, la gestion et le recyclage des déchets ainsi que la réduction des émissions atmosphériques sont des priorités de notre programme de gestion environnementale. 

 

Qu’en est-il des nouveaux projets miniers ? 

Pour ces projets, nous intégrons la composante environnementale bien en amont, et ce dès la phase d’étude de faisabilité par la réalisation notamment d’étude d’impact environnemental selon les standards internationaux.

 

Sur quoi capitalisez-vous pour assurer davantage un meilleur positionnement en gestion durable et environnementale ? 

Sur les aspects techniques, notre centre de recherche et de développement œuvre à mettre en œuvre les procédés les plus novateurs dans ce sens cherchant la réduction de la consommation des réactifs et le recyclage et la valorisation des rejets. Le Groupe a aussi mis en place des équipes dédiées au développement durable sur plusieurs axes stratégiques : la santé et la sécurité de nos collaborateurs, la protection de l’environnement et l’appui aux communautés vivant autour de nos sites d’exploitation. Le partenariat avec des organismes agréés et acteurs spécialisés et reconnus nous permet aussi de capitaliser sur les expériences des autres groupes. Enfin, la concertation et la communication avec les parties prenantes contribuent à assainir le climat de travail et favorise le ciblage des actions prioritaires.

Managem a ainsi été distingué par plusieurs prix dont le prix Vigeo de la responsabilité sociale en 2012, le Trophée de la diversité et le Prix de la santé au travail et le label RSE de la CGEM en 2013. Pour l’environnement, plusieurs filiales ont complété la certification ISO 14001. 

 

L’activité 2013 s’annonce-t-elle dans la même lignée de celle de 2012 ? 

L’activité minière est par nature cyclique. Ainsi, cette année 2013 voit une baisse importante des cours des métaux. Cependant, le Groupe va bénéficier de la montée en puissance des projets réalisés, notamment l’extension de la mine d’Imiter, l’exploitation d’or de Bakoudou (Gabon), Jbel Laassel (cuivre à Bleida) et le projet de grillage de Pyrrothine (Guemassa). Le Groupe bénéficiera aussi de l’allègement des couvertures des métaux précieux.

 

Quels sont les événements-phare qui ont marqué l’année en cours ? 

Sur le volet des activités minières et industrielles, il faut citer le démarrage de plusieurs importants projets au Maroc, notamment le projet d’extension d’Imiter, le projet d’acide sulfurique, et le projet de cuivre de Bleida. Et par ailleurs sur le plan de notre investissement RSE, nous sommes satisfaits de la mise en œuvre du programme de développement des zones minières du Sud-est en partenariat avec des acteurs associatifs reconnus. Il s’agit là d’une démarche innovante qui ouvre la voie à une nouvelle dynamique entre l’entreprise et les parties prenantes : État, collectivité locale, partenaires sociaux, société civile, populations…

 

Où se positionnent les actions africaines dans l’ensemble des activités de Managem ? 

Le continent africain représente l’axe central de notre  développement. Nous œuvrons à maintenir une croissance économique durable et croyons que le développement économique du Groupe se construit sur le long terme, malgré les fluctuations économiques. Nous avons un portefeuille diversifié de projets à différents stades d’avancement. Au Gabon, la mine de Bakoudou a démarré sa production d’or en 2012. Le projet Etéké continue son activité d’exploration aurifère dans la région de Mouila pour confirmer son potentiel. Au Congo, le projet cobaltifère et cuprifère de Pumpi est en phase d’étude de faisabilité, en parallèle avec d’autres projets en phase de prospection dans la région du Katanga pour le cobalt et le cuivre et la région des lacs pour l’or et l’étain. Au Soudan, nous poursuivons les travaux d’exploration dans les trois blocs dont nous disposons. L’étude de faisabilité du projet Gabgaba est en cours de finalisation. L’unité pilote de ce projet a été démarrée fin 2012. Nous menons actuellement des travaux d’exploration stratégique sur deux permis pour l’or et d’autres métaux en Éthiopie. 

Il est utile de noter que nous déclinons également dans ces projets extra nationaux la même démarche de responsabilité sociale et environnementale qu’au Maroc.

 

Comment se décline votre plan d’action à venir ? 

Globalement, notre plan d’action s’articule autour des quatre objectifs suivants : améliorer nos performances opérationnelles ; augmenter la durée de vie de nos mines ; construire les projets à rentabilité confirmée ; poursuivre les travaux d’exploration des nouveaux projets pour les amener au stade d’étude de faisabilité.

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