Y&R se repositionne au Maroc

C’était prévisible. Après la mésaventure depuis plusieurs mois de son partenaire sur le marché marocain « Cinémapresse », l’état-major du groupe mondial de communication, Young & Rubicam (Y&R), a pris la décision de mettre fin à cette alliance. Image de marque oblige, Y&R persiste et signe.
Le réseau confirme son intérêt pour le Maroc, en créant une autre agence «Team Young & Rubicam Morroco» avec d’autres partenaires locaux. Mais, cette fois-ci, il détient la majorité (51%). Le reste du capital de la structure est réparti entre le groupe Bamaârouf (39%) et les salariés de l’agence (10%). Team Young &Rubicam a démarré officiellement son activité le 1er janvier. Elle affiche de grandes ambitions pour le marché marocain. L’agence conseil en communication dépend de Young & Rubicam Network créé en 1999 et contrôlé à 60% par le réseau. Y&R Network couvre les pays de la région du Moyen-Orient et d’Afrique. Son siège est basé à Londres. D’un capital de 1,25 millions de DH, la nouvelle structure se positionne comme étant une agence classique qui assure des prestations dans l’ensemble des métiers de la communication : publicité, relations publiques, marketing communication corporate, etc.
En principe, les budgets publicitaires des entreprises gérés sur le plan international par Y&R devraient être automatiquement confiés à Team au niveau local. Rappelons que le portefeuille clientèle du groupe comprend plusieurs grandes entreprises. On peut citer, à cet égard, le groupe Danone, Ericsson, Jaguar, Xeros, Colgate/Palmolive, Ford, Citibank…
Young & Rubicam couvre actuellement 74 pays à travers 156 agences. Son chiffre d’affaires s’élève à 127 mil Basé à New York, le réseau figure parmi les plus grandes entreprises mondiales consolidées de communication et de marketing et fait partie du groupe mondial WPP qui l’avait racheté pour la somme de 4,7 milliards de dollars. citées dans cet article. Notons que sur les cinq premiers mois de l’exercice 2002, les revenus de WPP ont reculé de 2% par rapport à l’an passé. Toutefois, hors acquisitions, la baisse avoisine les 8%. «Cette faiblesse nous incite à la prudence», a indiqué la direction du groupe tout en réaffirmant ses objectifs à long terme. A savoir, une progression annuelle de 10 à 15% de son résultat opérationnel sur une longue période grâce, notamment, à la baisse de ses frais de personnel.
Le président de WPP a souligné, au cours de la dernière assemblée générale des actionnaires, que la reprise du marché publicitaire serait graduelle. «2003 sera meilleure que 2002, mais il ne faut pas s’attendre à un rebond prononcé avant 2004, une année qui sera faste, marquée par l’élection présidentielle américaine et les Jeux olympiques d’Athènes», a-t-il expliqué.
Un discours qui a refroidi les ardeurs des experts qui espéraient encore une amélioration de la situation en fin d’année. Des nouvelles plutôt rassurantes en provenance des Etats-Unis, ces dernières semaines, avaient en effet provoqué un léger regain d’optimisme. Les négociations annuelles entre les agences d’achat d’espaces et les réseaux télévisés se sont mieux déroulées que prévu. Mais cette note positive n’a pas suffi à redonner le moral à WPP. L’agence a réveillé les craintes sur l’ensemble du secteur.

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