Zakaria Fahim: «Entrepreneuriat en Afrique : La grande problématique est le financement»

Zakaria Fahim: «Entrepreneuriat en Afrique : La grande problématique est le financement»

Entretien avec Zakaria Fahim, président de Hub Africa

L’Afrique regorge d’un potentiel considérable. Une approche que le Maroc a tenu à confirmer avec le retour au sein de l’Union africaine et à travers la demande d’intégration à la CEDEAO. Cette initiative encourage davantage les porteurs de projets et en particulier les entrepreneurs à investir aussi bien au Maroc que dans les pays africains. C’est dans ce sens que Hub Africa, la plate-forme d’investisseurs en Afrique, a initié depuis six ans un espace d’entrepreneuriat pour les PME, les TPE et les start-up. Pour en savoir plus et en prélude de la 5ème édition du Hub Africa qui se tiendra les 4 et 5 mai prochain à Casablanca nous sommes allés à la rencontre de Zakaria Fahim qui en est le président.

ALM : Quelle est la nouveauté de l’édition de Hub Africa de cette année ? 

Zakaria Fahim : L’édition 2017 est riche en innovations. Nous pouvons citer Africa Business Export qui est une plate-forme B to B à forte valeur ajoutée et accouplée à des workshops Doing Business pour à la fois créer des synergies de coopération et de business Sud-Sud, Nord-Sud ; et donner des outils de croissance sur les marchés africains.

On peut aussi parler du lancement de la plate-forme d’intelligence économique ou encore le premier Hackathon panafricain qui met à l’épreuve des équipes de jeunes constituées spontanément autour d’une problématique. Cette épreuve met en situation la créativité des jeunes. Par ailleurs, à travers nos outils d’accompagnement nous tentons depuis six ans à apporter des solutions intégrales aux différentes problématiques auxquelles l’entrepreneur peut être confronté.

Quels sont justement les obstacles dont vous font part les entrepreneurs ?

Le financement reste la problématique majeure puisque c’est l’écho qui revient le plus. Puis il ne faut pas perdre de vue les défauts d’encadrement des jeunes entrepreneurs qui ne sont pas à l’abri des erreurs. Car même avec un accès au financement, il faut des qualités managériales pour évoluer et pérenniser son business.

Pensez-vous qu’une harmonisation du cadre juridique est nécessaire pour faciliter l’entrepreneuriat en Afrique ?

Oui, le cadre juridique est un des fondements de l’entrepreneuriat. S’il est propice et bien défini, il encourage et permet l’éclosion à la fois. S’il est contraignant, il freine ceux qui ont des initiatives et condamne les entreprises qui existent à l’engrenage et à la disparition. La plupart des pays africains ont des juridictions entrepreneuriales obsolètes qu’il importe de réformer. Certains, comme le Maroc, le Sénégal, l’île Maurice, la Côte d’Ivoire, la Tunisie ou encore l’Ethiopie, le Mozambique ou le Rwanda sont en train d’opérer des réformes à ce niveau. Ce sont là des initiatives à saluer même si beaucoup reste à faire.

Quelles sont vos attentes par rapport à l’édition 2017 de Hub Africa?

Pour nous organisateurs il s’agit de mobiliser, de démocratiser et d’accompagner davantage l’entrepreneuriat sous toutes ses formes pour contribuer de façon efficiente à moyen ou long termes à l’émergence inclusive du continent. Pour les opérateurs qui viennent, c’est sans doute trouver les moyens de passer d’un cap à un autre et de s’inscrire dans une pérennité de performance, par le biais des «nouveaux» modes de management efficaces, des modes de financements et d’accompagnement plus propices, d’innovation, de développer son réseau international et son business.

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