Zakia Driouich : « Le Maroc est engagé à protéger ses eaux territoriales »

Zakia Driouich : « Le Maroc est engagé à protéger ses eaux territoriales »

ALM : Quel est l’apport du Maroc au sein de l’Accobams?

Zakia Driouich : Le Maroc, en tant que président de l’ACCOBAMS, a pour mission de faire aboutir des résolutions pour étayer toutes les recommandations envers les Etats membres pour pouvoir les respecter dans le cadre du programme de l’Accord. Nous allons aussi ouvrir d’autres chantiers au sein de l’Organisation. Hier (jeudi ndlr) nous avons voté la nouvelle composition du comité scientifique de l’Accobams, dont le Maroc est membre. Notre pays dispose d’un Institut national de recherches, qui est un organisme très important et dynamique. Ce qui nous permettra de mettre en place des mesures en relation avec notre stratégie nationale du développement de la pêche.

Quel est votre plan d’action à la tête de l’Accobams?  

C’est l’engagement du Maroc de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour pérenniser la ressource et préserver l’écosystème marin. Il faut bien gérer d’une manière durable la pêche commerciale, telles que les pêcheries du poulpe, de crevettes, de sardine… Il faut faire de même pour les prises accessoires qu’il faut préserver, comme le dauphin, la baleine, la tortue, les animaux migrateurs. Le Royaume du Maroc est, à cet effet, engagé à protéger ses eaux territoriales.

Est-ce que la stratégie nationale du développement du secteur va ainsi entrer dans une nouvelle phase ?

Le Maroc est de ce fait un trait d’union entre les pays parties à l’Accobams. Nous projetons d’établir un programme d’action pour un mandat de trois ans. Nous cherchons à aller de l’avant pour pouvoir aboutir à des résultats concrets, tout en essayant d’avoir une homogénéité avec la stratégie Halieutis.

Les travaux de cette cinquième session viennent de prendre fin. Quelles sont vos recommandations en tant que présidente de l’Accord ?

Comme je viens de le dire, le Maroc, en plus de son élection comme membre du comité scientifique, dispose d’un Institut national de recherches. Ce qui va permettre au Royaume de mettre en place des mesures en relation avec sa stratégie nationale du développement de la pêche. Parmi nos recommandations, celle de prévenir les collisions entre les navires transporteurs de marchandises ou de pêche et les cétacés, qui sont une des causes de décès de ces mammifères marins. Nous allons lancer des ateliers de formation et de sensibilisation au profit des armateurs afin d’éviter ce genre d’accidents.

Il s’agit aussi de l’établissement d’un réseau des aires marines protégées, qui sont très importantes pour la préservation des cétacés et où ces animaux peuvent se reposer ou s’isoler. Le Maroc compte déjà trois aires protégées et veut renforcer son réseau afin de se mettre au diapason des progrès réalisés dans ce domaine. Nous sommes en train de mener des études pour connaître l’impact du bruit des navires sur les cétacés, particulièrement le dauphin noir, très sensible aux nuisances sonores.

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