Zone euro : La Chine prête à abonder le Fonds de secours

Zone euro : La Chine prête à abonder le Fonds de secours

La Chine est prête à abonder le Fonds européen de stabilité financière (FESF), principal instrument pour enrayer la crise de la dette dans la zone euro, ont indiqué hier, mercredi 26 octobre, des diplomates européens avant un sommet des dirigeants européens à Bruxelles. «La Chine est pour abonder le Fonds en créant une entité autonome d’investissement (spin-off), a dit un diplomate s’exprimant sous couvert de l’anonymat. «Les autres puissances émergentes (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) n’ont pas encore, indiqué si elles participeraient à ce fonds», a-t-il ajouté. L’Argentine a clairement affirmé qu’elle ne participerait pas au sauvetage de la zone euro, a souligné un autre diplomate. Les diplomates n’ont pas précisé à quelle hauteur devrait s’élever la participation de la Chine. Le directeur du FESF, Klaus Regling, est attendu à Pékin vendredi, à l’issue du sommet, a par ailleurs annoncé la délégation de l’Union européenne à Pékin. Le porte-parole du ministère chinois des affaire étrangères, Jiang Yu, a déclaré mercredi que la Chine avait «une attitude ouverte» et allait «discuter avec les Européens des multiples manières de coopérer». La Chine a plusieurs fois réitéré ces dernières semaines son soutien à la zone euro. On ignorait quels seraient les interlocuteurs à Pékin de M. Regling et aucun responsable n’était immédiatement joignable au ministère des finances ni à la banque centrale. Les chefs d’Etat et de gouvernement européens pourraient décider mercredi soir d’élargir le Fonds de secours de la zone euro à des investisseurs externes. Les marchés attendent des gestes forts du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union monétaire à Bruxelles, qui s’ouvrira dans la soirée après un sommet des 27 pays de l’Union européenne. Mais les espoirs de voir un accord d’envergure sont minces en raison des divergences persistantes entre Européens. Les dirigeants européens doivent notamment éviter à tout prix la contagion de la crise de la dette grecque à l’Italie et l’Espagne, en particulier en trouvant un moyen d’augmenter la force de frappe du FESF.

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