Bonjour

La 32ème session du Conseil donsultatif des droits de l’Homme (CCDH) nous donne, à nous aussi, l’occasion de faire le point sur la situation actuelle des droits de l’Homme dans notre pays. Le bilan est sans conteste mitigé. L’élève Maroc peut à l’évidence mieux faire, même si nous tenons compte, objectivement, du chemin parcouru. Il est vrai que notre pays revient de loin dans ce domaine. Mais nous ne sommes pas encore arrivés au point d’inflexion qui fait qu’il serait impossible, légalement, structurellement, dans les faits et dans les têtes, de revenir aux errements néfastes du passé. La persistance de ce doute, sur un risque de régression — même infinitésimal, fragilise les acquis, pourtant réels, et maintient un voile sur l’avenir. Sommes-nous tous convaincus que notre avenir ne peut, désormais, s’imaginer, s’envisager, que par la consolidation de la démocratie, et l’attachement à l’Etat de droit? L’Etat lui-même, — ses extensions territoriales d’autorité, ses appareils sécuritaires et ses différentes excroissances opérationnelles —  est-il convaincu que l’Etat de droit lui est directement opposable et que ce même Etat de droit n’est pas uniquement une incantation politique de circonstance. Au gré d’évènements erratiques et de convulsions de l’actualité, notamment judiciaires, la conviction profonde qui nous fait croire que nous sommes dans un processus irréversible s’étiole ou se débilite. Il suffit, dans ce domaine extrêmement sensible et fragile, d’un évènement calamiteux pour que la confiance intime s’ébrèche. La solution : il faut aller plus vite et plus loin. Le «trend» actuel du CCDH n’est pas satisfaisant. Son rendement, non plus. Trop de verbiage, trop d’études, trop de formalisme, trop de jargon, trop de procédures. Le CCDH actuel semble timoré et ne semble pas profiter assez de la poussée historique, et exceptionnelle, conférée par le Roi, qui a notamment produit l’IER et ses recommandations révolutionnaires qui, paradoxalement, sont à ce jour lettres mortes.

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