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Le cheikh Youssef Al-Qaradawi refait parler de lui. Ce prédicateur de la division estime que le commerce d’organes est licite en Islam. Selon lui, la vente et l’achat d’organes constituent des ressources, légales et autorisées, dont les musulmans peuvent jouir en toute quiétude. C’est Dieu, et Lui seul, qui a pourvu les vivants de ces biens précieux, ils peuvent, donc, en toute logique religieuse, en disposer à leur guise comme des biens propres. Les conséquences du discours de ce prédicateur de l’indigence morale sont très graves sur le plan humain et éthique. Il autorise les musulmans les plus pauvres — un phénomène déjà bien installé dans un pays comme l’Égypte où cette polémique est née — à vendre leurs organes pour survivre. Un trafic international à grande échelle s’installe portant une atteinte grave aux principes les plus élémentaires des droits de l’Homme. Seul un encadrement juridique, moderne, sérieux et responsable, peut régler les questions éthiques de la transplantation et des dons d’organes. Au Maroc, par exemple, un pays qui a accumulé un retard considérable et, désormais, inexpliqué, dans ce domaine, la loi ne règle aucun problème de santé publique et ne prémunit guère contre les déviances et les pratiques illégales. Un exemple frappant. Aujourd’hui, dans notre pays des gens sont, toujours, aveugles parce qu’ils n’ont pas accès à une greffe de la cornée. La cornée elle-même ne peut pas être prélevée, alors qu’elle est disponible, ni transplantée, car, à part une seule dérogation — l’Hôpital Cheikh Zayed à Rabat qui importe la cornée —  ces opérations sont interdites. Le vide et la frilosité juridiques en la matière favorisent les charlatans et les maffias. Il faut sortir des ténèbres pour la lumière.

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