Bonjour

Dans son édition d’hier, notre confrère Al Ahdath Al Maghribia a attribué à la belle étoile, à la fortune personnelle, et à la baraka, de Abbas El Fassi, Premier ministre, l’abondance des pluies de cette année et la décrue notable du prix du pétrole. Ce sont là des faits indiscutables, concomitants et vérifiables. Notre confrère, par ce constat loyal, vient de lancer un signal médiatique majeur. Et si c’était un point d’inflexion, une pause, une inversion dans la curée «paroxystique» qui poursuit le Premier ministre depuis sa nomination. Selon la bienveillance acide de notre confrère, même l’affaire Al Najat, dans la révélation de laquelle nous avons, légitimement, quelques titres de gloire, devrait être relue à la lumière  de la guerre, sur tous les fronts, ouverte, tous azimuts, par Abbas El Fassi contre le chômage. Mais plus sérieusement, n’est-il pas temps, aujourd’hui, d’appeler à une trêve — négociée d’une manière multilatérale ? Une «houdna» des braves sous l’égide des Casques bleus des Nations unies. Ou un cessez-le-feu des âmes grandes qui sont toujours, selon Balzac, disposées à faire une vertu d’un malheur, pour faire cesser un lynchage dont le rapport avec la démocratie ou la liberté d’expression est devenu, avec le temps, assez lointain. Sinon sur autre sujet et pour payer une dette morale, dans l’éditorial de l’édition d’hier, un hommage à Abdelkébir Khatibi, j’ai écrit : «Au carrefour des diverses disciplines qui fondent les  sciences humaines, Abdelkébir Khatibi a érigé un promontoire, et il s’y est installé, à la bonne  hauteur, pendant plus de 35 ans, pour faire le gué.» Bien évidemment, il fallait lire «pour faire le guet». Vous l’aurez corrigé de vous-mêmes, votre science est aussi infinie que votre indulgence. C’était simplement une faute regrettable que notre service de révision n’a pas détectée. Quant à Si Abdelkébir, il a, bel et bien, passé le gué, à notre grand regret.

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