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Le match PAM-PJD, lors des communales du mois de juin, s’annonce très serré. Le PAM n’a jamais caché, depuis le premier jour de son apparition sur la scène politique nationale, qu’il faisait du PJD un adversaire stratégique. Qu’il a construit sa ligne politique pour le contrer sur le terrain. Et qu’il était le seul parti à avoir une compétence particulière et distinctive pour épargner au pays un raz-de-marée islamiste aux élections. C’est une posture politique légitime. Il reste que les premiers coups reçus par le PJD dans cette saine confrontation ne sont pas venus du PAM. Ils sont venus du ministère de l’Intérieur. Le fait que le PJD se retrouve concomitamment avec deux adversaires déclarés — sans qu’ils aient, certainement, tous les deux ni la même motivation essentielle, ni la même stratégie principale — crée incontestablement une situation de malaise. Le bras politique agissant se trouve dans les faits, complété par un bras administratif efficace et tatillon. Ceci étant, réduire les adversaires politiques, dans une compétition électorale ouverte, au seul PAM serait une erreur d’analyse. Les partis candidats à profiter des dépouilles électorales — supposées ou réelles —  du PJD sont nombreux. Et le parti islamiste lui-même en est conscient. Il a de grandes difficultés à distinguer entre ses alliés potentiels et ses adversaires irréductibles. Ce flou entretenu par les leaders du parti de Abdelilah Benkirane le fragilise davantage. Par ailleurs, les partis de la Koutla (PI, USFP, PPS) qui sont dans la même majorité parlementaire, et dans le même gouvernement que le PAM, ont également le même syndrome. Ils ne savent pas, encore, sur le terrain électoral, si le PAM est un allié durable. Pour l’USFP, par exemple, les rumeurs régulières d’alliance avec le PJD traduisent cette angoisse.

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