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Les députés américains — nous l’avons tous constaté — ont majoritairement choisi une position franche et tranchée sur la question du Sahara. Même si cette position réconforte sérieusement la proposition marocaine d’autodétermination, il faut admettre qu’elle se nourrit essentiellement de bon sens. Menaces sur la sécurité, déstabilisation de la région, blocage de l’émergence d’une intégration régionale, etc. Ce sont là des arguments connus et dont la déclinaison est familière depuis des lustres à toutes les chancelleries. Ce conflit, c’est l’évidence même, est un conflit du passé entretenu par un homme du passé. Le troisième mandat du président algérien, obtenu dans des conditions si peu gratifiantes pour les peuples de la région, vient renforcer l’idée que sans une pression «amicale», il sera difficile de projeter cette région dans l’avenir. C’est le message principal des députés américains. Barack Obama devra assez rapidement commencer à donner corps et substance aux promesses que son avènement a suscitées un peu partout dans le monde. Dans le dossier qui nous préoccupe, un conflit vieux de 35 ans dont les termes sont bordés par les Nations unies et qui fait l’objet d’un processus de négociation, on devrait collectivement — avec Barack Obama — obtenir dans des délais raisonnables un bon résultat. La philosophie elle-même de la proposition marocaine le permet aujourd’hui.

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